■':■ ■ :.: : - ■{,:■■ .- IVJ 1&«*»0/f HARVARD UNIVERSITY LIBRARY OF THE MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOLOGY 7? 2 V ANNALI DEL MUSEO CIVICO DI STORIA NATURALA DI GENOVA VOLUME Vili. 4ffc '& ANNALI DEL IN) CIVII10 01 STOMI MULI DI GENOVA PUBBLICATI PER CURA G . Doria e R . Gestro VOLUME Vili 187 6 GENOVA TIPOGRAFIA PEL lì- ISTITUTO SORDO-MOTI MONOGRAPHIE DES GHLÉNIENS par le Baron DE CHAUDOIR Mon premier travail sur ce groupe a été publié en 1856 (*). A cette epoque, déjà assez éloignée, je n'étais pas encore pos- sesseur de la collection Déjean, et je n'avais pas eu l'occasion d'étudier dans les grandes collections européennes les types d'un grand nombre d'espèces. J'ai pu le faire depuis, et si Ton ex- cepte un petit nombre de ceux de Fabricius, et ceux de plu- sieurs espèces décrites par Boheman, Murray, Gory et Mots- chulsky, et de quelques autres publiées récemment par M. M. Bates et Solsky, j'ai pu prendre connaissance de presque tous les Chlaenius, décrits jusqu'à ce jour et établir entre eux une synonymie assez exacte. Si d'un coté le nombre des espèces énumérées dans ce nouveau travail est environ du double plus considerable que dans le premier , de l'autre je n'ai pas change d'opinion sur la valeur des caractères dont on s'était servi pour établir des coupes génériques, et tout en conservant les genres que j'admettais ou que j'ai créés alors, je n'en ai établi qu'un seni nouveau sur un caractère très-remarquable et qui n'avait pas été observe jusqu'à present. Quant aux- caractères du groupe, je ne puis ajouter à ce que j'en ai (') Bulletin des Natur. de Mosc. 1856, II, p. 187. 6 CHAUDOIR dit, que l'observation que jamais les tarses des deux paires de pattes postérieures n'offrent les sillons latéraux qu'on y voit si sou vent, mais pas toujours, dans les Féroniens et quelques autres groupes de Carabiques , et quii n'y a jamais de points imprimés sur le troisième intervalle des élytres (je ne parie pas de la ponc- tuation). Je crois quii convient d'exclure de celui qui nous oc- cupe les genres: Eccoptomenus , qui s'en éloigne trop par la conformation du devant de la tòte et 1' absence de dilatation aux tarses antérieurs des màles , Asporiuus , qui est mieux placg auprès des Dercylus parmi les Oodiens, et Harpostomus , dont à cette epoque je ne connaissais pas le male, chez lequel les tarses antérieurs ne sont pas revètus en dessous d'une brosse , mais de lamelles cornine dans les Féroniens. Je me suis convaincu que le genre Amblygenius Laferté, ne pouvait pas plus ètre admis que la plupart de ceux créés par cet entomologiste , et mème que l'espèce sur laquelle il l'avait fonde n'était autre que le quadricolor , qu'il connaissait très-bien. Mais la conformation extraordinaire du menton dans le Chi. lithophilus Say, ne m'a pas permis de le laisser parmi les Chlaenius, et j'en ai fait un genre distinct sous le noni de Brachylobus. L'Europe, cornine on pouvait s'y attendre, le nord et la plus grande partie de la cote occidentale de l'Afrique, n'ont dans ce laps de temps presque par fourni de contingent à l'augmentation des espèces de . ce groupe ; en revanche la còte orientale de ce dernier continent, les deux presqu'iles de l'Inde, la Chine et surtout le Japon ont donne un nombre considerable d'espèces nouvelles, et les recherches assidues des entomologistes améri- cains ont sensiblement accrù celui des espèces des Etats-Unis. Le Mexique et l'Amérique centrale ont aussi fourni quelques espèces nouvelles. L'Australie, si riche en Oodiens, est extrème- ment pauvre en espèces de Chléniens, ce qui s'explique par l'ari- dité de ce continent , dont il est vrai on ne connait encore qu'une petite partie. Ce qui semble plus étonnant, c'est que M. Bates ait trouvé si peu d'espèces de Chlaenius sur les bords de l'Ama- zone, qu'il a si bien explores. Il semblerait au rest qu'à pari les regions qui avoisinent 1' embouchure du Rio de la Piata, le MONOQRAPHIE DES CHLÉNIENS 7 reste de l'Amérique meridionale soit fort pauvre en Chléniens. Nous n'en connaissons point encore de la Nouvelle Zelande. Ceux de la Nouvelle-Guinée, et de la Nouvelle-Calédonie sont iden- tiques avec ceux de l'Australie, mais il faut espérer que les iles de la Sonde et les Moluques enricliiront un jour nos collections de beaucoup d'espèces nouvelles de ce groupe, et les progrès de mes compatriotes dans l'Asie centrale nous en procureront sans doute aussi des diverses parties de l'intérieur de ce vaste continent. Il est probable que l'Afrique en contient encore beaucoup d'inconnues, cependant il est extrèmement curieux de voir combien l'habitat de beaucoup d'espèces de ce pays est étendu, un grand nombre d'entre elles étant répandues depuis le Senegal jusqu'en Abyssinie et au Natal, et des espèces d'An- gola se retrouvant au Mozambique, ce qui fait presumer qu'en avancant dans l'intérieur de ce continent on retrouvera les mèmes espèces, dont on ne connait encore que les habitat extremes, et que sa faune présente une homogénéité plus grande que celle des autres continents, traverses par des chaines fort longues de hautes montagnes, ce qui n'est pas le cas en Afrique. On verrà, en lisant le tableau synoptique qui suit, que j'ai utilise, pour la classification des nombreuses espèces du genre ChlaeniuSj plusieurs caractères dont je n'avais pas tire parti dans mon premier travail ; ce qui fait que je ne suis point parvenu aux mèmes résultats qn'alors, et que j'ai établì un ordre tout diffe- rent dans la sèrie des espèces. J'avais, à l'exemple de Dejean, attaché une grande importance au dessin des élytres, caractère auquel je ne reconnais plus qu'une importance secondane, de sorte qu'au lieu d'etre réunies, cornine autrefois, les espèces à élytres ornées de taches, de dessins ou de bordures jaunes, sont disséminées et entrèmelées d'espèces à élytres unicolores, dont l'affinité est evidente. Maintenant l'absence ou la presence d'une pubescence plus ou moins visible sur le milieu et les còtés de l'abdomen, sur les organes de la locomotion , la conformation du labre , du menton , des palpes , le plus ou moins de longueur re- lative du troisième article des antennes, la presence ou l'absence d'une dent sous les cuisses antérieures, celles d'un rebord à la 8 CBA.UDOIR poiiite postérieure du prosternum, la punctuation de cette partie du corps, la conformation des épisternes du métasternuni , tantót lisses et bordés d'un sillon, tantót pointillós ou ponctués et sans sillon lateral, tantót allonges, tantót plus ou moins courts; le mode de jonction de la rigole laterale des élytres avec le bord postérieur de l'ourlet basai, avec lequel elle forme tantót un angle plus ou moins marqué, tantót décrit une courbe ininter- rompue, et plusieurs autres caractères dont il est fait mention dans le tableau synoptique qui suit , et quii serait inutile d'énu- mérer tous ici, m'ont servi à établir des subdivisions, souvent assez tranchées, mais qui quelquefois admettent des transitions qu'on ne saurait eviter dans aucune classification, car la nature ne procède pas par sauts, et quand on rencontre des formes qui semblent ne se rattacher à aucune autre, e' est que les formes intermédiaires ont disparii ou n'ont pas encore été découvertes. Je ne disconviens pas, que la classification de quelques espèces présente quelques difficultés et que dans un petit nombre de cas on ne soit embarrassé de trouver la place d'une espèce, mais cela ne m'a pas semblé se répéter assez souvent pour compromettre ma classification. Je ne pretends d'ailleurs pas avoir dit le dernier mot sur ce genre, auquel on trouvera sans doute dans la suite des caractères qui m'ont échappé. J'ai exclus de ce groupe quelques espèces citées dans le Ca- talogue Harold et Gemminger, et qui n'en font pas partie; savoir: ater Brulle, qui est un Dercylas: e Huegeli Redtenba- cher = xanthacrus Wiedemann; lacidiihis Boheman (Verlagus) que je ne connais pas, mais qui doit ètre un Troncatipenne , voisin des Hystrichopus; metallicus Castelnau qui est un Féro- nien du groupe des Marsyas, et xanthacrus, Wiedemann qui, vù ses palpes pubescents, appartient au groupe des Lachnophorides. M. Murray, en établissant son genre Ectenognathus sur uno espèce du vieux Calabar qu'il a nominee dryptoides (Ann. and Mag. of nat. hist. 1858 II. p. 340) a crù devoir le placer dans le groupe des Chléniens; bien quo je ne connaisse cet insecte que par la description et la ligure qu'il on a données, je crois quii ne saurait cu l'aire partie, et quoique les caractères soyent MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 9 assez extraordinaire* , je suis d'avis qu'il appartient plutòt aux Lachnophorid.es, mais, vù l'omission de plusieurs caractères im- portants, je ne puis rien dire de positif à ce sujet, me réser- vant de revenir là-dessus, si je puis un jour examiner le type. Il m'a été impossible de reconnaìtre les espèces suivantes: Chlaenius Fairmairei Murray, Ann. and Mag. of nat. hist. 1858, I, p. 132, du Vieux Calabar; indutus Thomson, Arch. ent. II, 35, du Gabon; lineellus Motschulsky, Bull, des Nat. de Mosc. 1859, II, 488, des embouchures de l'Amour; morio Boheman, Vet. Ac. Foerh. 1860, II, du lac N'gami; prolongatus Mots- chulsky, Bull, des Natur. de Mosc. 1864, II, 347, du Senegal; pubiger Dufour (Harpahcs) Ann. des sc. phys., Bruxell. 1820, VI, 327, d'Espagne, et robuslus Boheman, Ins. Caffr. I, 153, de Can'rerie. Je ne m'explique pourquoi M. M. de Harold et Gemminger, après avoir adopté pour règie dans la redaction de leur catalogue, de ne citer que des espèces décrites, ont admis les nous que M. de Laferté a donnés dans les Annales de la Société entomo- logique de France 1857 à un certain nombre d'espèces de sa collection qu'il n'a accompagnées d'aucune description. Je consi- dero ces noms cornine non avenus; et je n'en ai tenu aucun compte, sauf une ou deux fois pour designer des variétés. 10 CHAUD01R GHLAEN1US Bonelli Ohs. ent. I. Tabi. Carabns Fap.ricius et vet. auct. , Tachgpus Weber, Bupresti* Fourcroy. Ligula cornea, apice bisctosa, plus rainusve subrotundato-trun- cata, pins minusve libera; paraglossae eandem modico superati tes, membranaceae, angustae, incnrvae, glabrae. Maxillae haraatae, acutae, intus ciliatae. Palpi mediocres; plerumque sat tenues, glabri; maxillares la- bialibus longiores; omnium articulo ultimo turn securiformi, turn cylindrico, compresso, apice fere semper aut recte aut oblique truiicato. MeiUum profunde emarginatum, dente medio modico, apice turn integro, turn bifido, turn excavato, obtusiusculo, basi media, aut planiuscula, aut biexcavata (Epomis); lobis majusculis, antice an- gulatis, intus plerumque divergentibus, rarius (Epomis) subpa- ralleli?. Labrum subtransversum, antice aut recte truncatum, aut emar- ginatum. Mandibulae plerumque mediocres, rarius subporrectae, arcuatae, acutae, laeves, dextra basi unidentata. Antennae plus minusve elongatae, rarius crassiore>', flliformes, articulo tertio sequentibus turn aequali, turn longiore, turn glabro, turn pilosulo. Pedes mediocres, rarius elongati; femora plus minusve incras- sata; antica subtus longitudinaliter excavata, tibiae apicem versus parum dilatatae, aut incrassatae, apice recte truncatae ; tarsi cy- lindrico-subtriangulares , plerumque sat tenues, antici articulis tribus primis in mare plus minusve dilatatis, subtus dense spon- giosis; primo subcordato, sequentibus duobus quadratis, turn sub- transversis, turn elongatis; omnes supra turn glabri, turn plus minusve pilosuli; articulo quarto plus minusve emarginato, nun- quam bilobo; unguicùli semper simplices. Caput mediocre, postico baud constricturn. MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 11 Thorax aut quadratus, aut rotundatus, aut cordatus, interdum valde angustatus lateribus fere semper rnarginatus. Elytra plus minusve ovata. Corpus supra et infra turn glabrum, tum pilosulum, aut pube- scens. Tableau synoptique des espèces. /. Abdomen ad latera tantum aut vix aut parum punctulatum, medio laeve, glabrum. A. Elytra interstitiis utrinque seriepunctatis, punctis ocellati* (Homalolachnics) ; (pietà; prosternimi simplex, pilosum). Epistema postica longiora. Chi. 1, sexmaculatus ; 2, vertagoides. Epistema postica breviora. Chi. 3. panagaeoides. B. Elytra interstitiorum punctis haud ocellatis. X. Epistema postica, extus sulcata, aut omnino laevia, aut parce punctata. 1. Elytra sulculo marginali (rigole laterale) ad humeros baud ungulato, at arcuato (prosternimi marginatum). a. Femora antica maris basi subtus dentigera. a. Palpi crassiores, articulo ultimo valde dilatato, late trigono, praecipue in mare (Habitus robustus. latiusculus). x. Protliorax cicatricosus (Rhyzotrachelus). Elytra quadrimaculata. Chi. 4, quadrimaculatus. Elytra bimaculata. Chi. 5, sulcatus. xx. Protliorax subtilius punctatus (Diophoropsophus). Chi. 6, Mellyi. xxx. Prothorax intricato-punctatus. Chi. 7, insignis. 6. Palpi graciliores. x. Palpi labiales apice latius dilatato-truncati. >j. Caput collo attenuato. z. Prothorax clongato-cordatus, subeylindricus ( Vertagus). Elytra maculata. 12 CHAUD01R Chi. 8, Buqaeti. Elytra haud maculata. Chi. 9, Schaenherri. zz. Prothorax ovatus, haud cylindricus (Lissau- chenius). Chi. 10, rufifemoratiis ; 11, medioguttatus. yy. Caput collo haud attenuato. z. Palpi <-/ articulo ultimo extus abscisso, la- tere externo excavato. * Prothorax supra punctulatus (Ocybatus). Elytra maculata. Chi. 12, Deyrollei; 13, Bohemani; 14, discicollis; 15, orbicollis. Elytra immaculata. Chi. 16, Reichei. ## Prothorax sublaevis. Chi. 17, UmbicoUis; 18, spathulifer. zz. Palpi d" articulo ultimo extus haud abscisso. * Palpi . Elytra turn luteolimbata, turn unicoloria. a. Prothorax angustus, convexus, sulco basali utrinque prof undo. x. Epistema antica cicatricosa, vel punctata. y. Prothorax medio vix ampliati!?. z. Elvtra luteolimbata. 16 CHAUDOIR Chi. 10/. Elytra parce punctata. 22 0HAUDO1R Chi. 290, planipemiis. yy. Elytra dense punctulata. Chi. 291, aeratus. xx. Epistema postica latitudine longiora. y. Prosternum haud marginatum. Chi. 292, ftavicornis ; 293, pallipes; 294, viridanus (?). yy. Prosternum marginatum. z. Prothorax dense punctulatus. Chi. 295, viridifrons. zz. Prothorax sparse punctatus. * Prothorax latius marginatus. Chi. 296, porrectus. ## Prothorax anguste marginatus. § Elytra interstitiis punctatis. Chi. 297. nigripennis ; 298, melanoplenrus ; 299, seminitidus ; 300, canariensis ; 301, laeticollis. §§ Elytra interstitiis laevibus. Chi. 302, caeruleus; 303, caeruleipennis. B. Elytra suicido marginali supra humeros arcuato, haud an- gulato. X. Elytra haud maculata. 1. Prosternum marginatum. a. Femora tarsique supra dense pubescentia. Chi. 304, aeneocephalus ; 305, Steveni; 306, Gotschi ; 307, semicya- neus; 308, cyaneus; 309, virens; 310, infantulus ; 311, chryso- cephalus. b. Femora haud pubescentia , tarsi aut glabri , ant vix pilosuli. a. Elytra fortius granulata, vel rugosa. x. Elytra haud luteolimbata. y. Prosternum inter coxas laeve. Chi. 312, alutaceus. yy. Prosternum inter coxas punctatum. z. Corpus minus pubescens. * Epistema subtiliter punctulata (prothorax angustior, anterius vix angustatus). Chi. 313, intermedins. *# Epistema grossi us crebreque punctata (pro- thorax latus, anterius angustatus). M0N0GRAPHIE DES CHLÉNIENS 23 Chi. 314. Schtschukini. zz. Corpus supra valde pubescens, sericimicahs. Chi. 315, sericimicans. xx. Elytra luteolimbata. y. Elytrorum limbus postice haud dilatatus. Chi. 316, submarginatus ; 317, impressicollis. yy. Elytrorum limbus apice dilatatus. Ch. 318, mar g ine I his ; 319, togatus. 3. Elytra subtiliter granulata. x. Prothorax anterius angustatus. y. Elytra luteolimbata. z. Elytra limbo latiusculo. Chi. 320, marginicollis. zz. Elytra limbo angustissimo. Chi. 321. perplexus; 32?, pennsylvanicus ; 323, cub anus, yy. Elytra haud luteolimbata. z. Epistema antica obsolete punctulata. Chi. 324, glaucus; 325, nebraskensis , 326, vafer. zz. Epistema antica fortius punctata. Chi. 327, nemoralis ; 328, tricolor; 329, quadricollis. xx. Prothorax quadratus aut subcordatus. y. Prothorax latus, subtransversus. Chi. 330, melanarius ; 331, variabilipes. yy. Prothorax angustior. z. Prothorax anguste marginatus. * Prothorax dense evidentius punctulatus. Chi. 332, simillimus. ## Prothorax sparse obsoletius punctatus. Chi. 333, obsoletus ; 334, viridicollis ; 335, obscuripennis ; 336, oblong us. zz. Prothorax latins marginatus. Chi. 337, purpureus. 2. Prosternum haud marginatum. a. Antennae articulo tertio sequentibus non longiore. a. Elytra subtilius granulata. x. Prothorax subcordatus. Pedes ferruginei. Chi. 338, brasiliensis ; 339, Sivorii; 340, platensis ; 341, breviusculus. Pedes nigri. 24 CHAUDOIR Chi. 342, atratus. xx. Prothorax anterius angustatus. Chi. 343, impunctifrons. xxx. Prothorax quadratus. Chi. 344, harpalinus. 8. Elytra grossius gratfulata, asperata. x. Prosternum inter coxas punctatura. y. Prothorax subquadratus vel anterius subangu- status. z. Labrum eniarginatum. Chi. 345, amplipennis ; 346, holosericeus ; 347, reticularis ; 348, Douei. zz. Labrum integrum , recte truncatum. Chi. 349, nigricornis ; 350, melampus. yy. Prothorax subcordatus. Chi. 351, Schranki; 352, chrysothorax. xx. Prosternum inter coxas laeve. y. Prothorax anterius angustatus. z. Elytra haud luteolimbata. * Elytra aut haud costata, aut costis asperatis. Chi. 353, sulcicollis; 354, caelatus; 355, niger ; 356, altematus. *# Elytra costata, costis alternis laevibus. Chi. 357, quadrisulcatus. zz. Elytra luteolimbata. Chi. 358, prostenus (?). yy. Prothorax cordatus. z. Elytra luteolimbata. * Elytrorum limbus apice dilata tus. Chi. 359, vestitus; 360, laeviplaga; 361, / rater ; 362, extensus ; 363, inops. ** Elytrorum limbus angustus, apice haud dilatatus. Chi. 364, obscurus ; 365, tenuelimbatus. zz. Elytra haud luteolimbata. Chi. 366, flavipes ; 367, laetiusculns. yyy. Prothorax subquadratus. Chi. 368, syriacus ; 369, stenoristus ; 370, velocipes. y. Elytra disco haud granulata, sublaevia. Chi. 371, fug ax. _^ MONOGRAPHIE DES CHLENIENS -CO b. Antennae articulo tertio sequentibus longiore. a. Tarsi articulo quinto utrinque ciliato. OB. Prosternum inter coxas cribratum. Chi. 372, variicornis ; 373, ocreatus (?). xx. Prosternum inter coxas laeve. Chi. 374, nitidiceps; 375, pv.beruhis. 3. Tarsi articulo quinto utrinque baud ciliato. Chi. 376, soricinus. XX. Elytra maculata aut pietà. 1. Labrum emarginatum. Chi. 377, variant. 2. Labrum integrum. a. Elytra juxta suturam biguttata. Chi. 378, zygogrammns. b. Elytra ad marginerei guttata, a. Elytra modice pubescentia. Chi. 379, posticalis ; 380, naeviger; 381, semipurpureus. 6. Elytra dense pubescentia. Chi. 382, biguttatus. c. Elytra quad ri maculata. Chi. 383, quadripustulatus. d. Elytra pietà. x. Antennae pal pique validiora. CM. 384, speciosns; 385, Kirki. xx. Antennae palpique graciliora ( Callistoides Mots- chulsky). Chi. 386, deliciolvs ; 387, cyaniceps; 388, trinotatus; 389, amabilis; 390, pudicus ; 391, guttula; 392, vitticollis ; 393, pulchcllus ; 394, Coquereli; 395, maculiceps; 396, lativittis; 397, vcnustulus; 398, tripustulatus. Chi. 399, xanthospilus ; 400, notula; 401, fuloicollis; 402, pm- callus; 403, Maxi. 26 OHAUDOIR Homalolachnus. Lafertè, Ann. de la Soc. ent. de Franc. 1851, p. 293. 1. Chi. sexmaculatus Dejean; Lafertè, Ann. do la Soc. ent. de Franc. 1851, p. 293 = Chi. mirabilis Gory, eod. op. 1833, p. 218. Long. 16 1 l i -%0 mill. Cette belle espèce ne varie pas seulement par la grandeur des tach.es des élytres, mais on en rencontre des individus, qui par leur forme plus étroite se rapprochent un peu du verlagoides. Dans cette espèce et la suivante, la dent du menton est visiblement écliancrée et bidentée ; le presternum n'est nullement rebordé entre les hanches , mais cuneiforme , ponctué et revètu de poils ; les épisternes antérieurs ont de gros points peu serrés qui s'effacent postérieurement ; ceux intermédiaires ne sont guères ponctués que sur le milieu; il y a aussi de gros points peu serrés sur ceux postérieurs qui sont un peu plus longs que larges; tandis que dans le panagaeoides leur largeur égale leur longueur; le milieu du métasternum ainsique l'abdomen sont lisses et glubres; il n'y a de' points que sur les cótés du premier et vers les còtés des premiers segments de ce dernier ; le corselet est couvert de gros points profonds plus ou moins serrés; les élytres sont en ovale plus ou moins allongé, et n'ont presque point d'ourlet basai; leurs stries sont profondes et crénelées, les intervalles assez planes, fìnement chagrinés, avec des points assez gros, ocellès, e. à. d. qu'il y a au milieu de chacun d'eux un petit tubercule qui porte un poil assez gros, court et pointu; ces points sont ordinairement distribués de chaque coté de l'intervalle en rangée peu régulière ; labre tronqué carrément, mandibules fortes, peu avaneées; palpes forts, peu allonges, avec le dernier article, surtout dans les labiaux et dans le male plus que dans les fe- melles, triangulaire et tronqué a l'extrémité, mais plus long que large; antennes atteignant lo tiers des élytres, longues, mais assez fortes, surtout vers le milieu; le troisième article revètu MONOORArHIE DES CHLENIENS '^t de poils, de moitié plus long que le suivant; pattes longues; assez fortes, cuisses antérieures seul sexe que je possedè. Gory avait recu cette belle espèce de Senegal, elle se retrouve en Caffrerie , mais dans les individus décrits par Bohe- man le corselet semble ètre plus étroit, les élytres ne seraient pas plus larges que le corselet, la tache du disque n'occupe que 4 intervalles, est échancrée devant et derriére, quelquefois mème interrompue et se borne à deux petites lignes sur le troisième et le sixième intervalles ; les cótés du sternum seraient ruguleux (confertim coriacea). M. Raffray a retrouve Yinsignis en Abys- sinie; l'unique individu, également femelle, qu'il a pris près d'Adouah, ne diffère du mien que par les taches situées sur le 5. c et 7. e intervalles beaucoup plus petites que les 3 autres dont se compose la tache du disque, ce qui le* rapproche de ceux de Boheman. Vertagus. Dejean, Spec. V, p. 608. 8. Chi. Buqueti Dejean. Long. 9 ] / 2 nùU. Cette jolie espèce ressemble tout à fait par sa forme au Schoenherri, mais elle en diffère par la tache jaune carrée et placée un peu après le milieu des élytres dans le male, un peu arrondie et situé juste 32 CHAUDOIR au milieu dans la femelle et par la coloration verdàtre de la base des élytres, qui sont d'un bleu violet uniforme dans le Schoen- herri; le reste est colore comme chez celui-ci. Elle est jusqu'à present très-rare dans les collections ; je ne possedè que le male qui a été décrit par Dejean; le Musée Civique de Gènes en possedè une femelle. Parties supérieures du Senegal. 9. Chi. Schoenherri Dejean. Long. 9 1 I 2 -^ m ^- Les es pèces de ce groupe , au nombre de deux seulement jusqu'à present , ont un facies particulier qui les distingue de tous les autres Chlaenius, et qui est dù surtout à la forme subcylindrique du corselet, qui rappelle celui des Drypta; mais leurs caractères different trop peu de ceux des Chlaenius qui sui vent, pour qu'on puisse, selon moi, maintenir cette coupe générique. La languette, le labre, les antennes et les pattes n'offrent rien de particulier; le menton, dont les lobes sont assez divergents, a au milieu de son échancrure une assez grande dent obtusément arrondie antérieurement ; les trois premiers articles des antennes sont glabres, et le troisième n'est pas plus long que le suivant; leur longueur est considerable et elles dépassent le tiers de l'élytre; les articles intermédiaires sont un peu plus gros que ceux de la base et de l'extrémité; les palpes maxillaires sont longs, grèles, le dernier article dans les males est en triangle presque aussi large que long, coupé un peu obliquément, il est plus court que le pénultième; celui des labiaux a la mème forme, mais il est encore plus large et coupé moins obliquément; dans la fe- melle, le dernier des maxillaires est peu elargì vers son extré- mité, un peu comprime et assez tronqué; le dernier des la- biaux est en triangle bien tronqué, bien plus long que large, quoique son extrémité soit plus élargie que dans les maxil- laires. La lète est étroite, allongée, sensiblement rétrécie vers la base qui est en cylindre, mais qui n'est pas séparée du reste par un étranglement; les yeux sont assex saillants; le corselet est presque plus étroit que la tète avec les yeux, très- convexe dans le sens de la largeur, un peu arrondi sur les còtés et rétréci a sa base, sur les cótés de laquelle, il n'y a point de sillons, et seulement une légère depression près des angles, MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 33 la surface est criblée de points assez gros et passablement serrés. Le rebord lateral, ou plutòt le bourrelet qui séparé le dessus du corselet des épisternes antérieurs est excessivement fin. Les élytreSj assez convexes, sont en arrière du double plus larges que le corselet, mais elles se rétrécissent un peu en avant; les còtés de la base, entre le pédoncule et l'épaule, sont coupés très- obliquement, et l'angle qu'ils forment avec la base des cótés, est très-arrondi et très-obtus, l'extrémité est obtusément arrondie; un ne distingue point d'ourlet basai ; le rebord lateral est extrè- mement fin; les stries sont assez fortes et finement ponctuées, les intervalles, assez convexes, sont couverts de gros points plus serrés vers les còtés et moins nombreux sur le milieu des in- tervalles. Tout le prosternum est criblé de gros points; il est rebordé entre les hanches; les épisternes postérieurs sont étroits, allonges, sillonnés sur les cótés. Tout le sternum, à l'exception d'un petit espace au milieu du métasternum, et les còtés de l'abdomen sont couverts cornine le prosternum de gros points; sur le milieu et l'extrémité de l'abdomen, ils sont beaucoup plus petits et très épars. Tout le dessus de l'insecte est couvert d'une pubescence très-courte, peu apparente, le dessous parait glabre. Les pattes sont longues, les cuisses et le dessus des Tarscs presque glabres; ceux-ci trés-convexes en dessus; des trois articles dilates dans les males, le premier est en triangle assez long, le second et le troisième sont en rectangle un peu moins large que long; il y a une dent à la base des cuisses du J* en dessous, de mème que dans le Buqueti. Dans le Schoenherri et le Buqueti , la tòte, presque lisse sur le milieu du front et sur l'é- pistòme, est couverte le long des yeux et sur la partie postérieure du front, de gros points serrés, qui sur les cótés forment des rides entremèlées longitudinales. Le Schoenherri et d'un beau bleu, quel- quefois un peu verdàtre, plus clair et bien brillant en dessous, assez terne en dessus; labre, mandibules, palpes, antennes, tro- chanters et pattes noirs; le premier article des antennes d'un jaune sale, avec une ligne noire sur le haut; la première moitié des six cuisses et presque tout l'appendice des trochanters posté- rieurs d'un testacé assez clair. Guinee et Sénégambie portugaise; Ann. del Mks. Civ. 'li St. Sat. Vol. Vili 3 34 cHAUDom Note. Le Vertagus lucidulus Boheman, Ins. Caffr. I, p. 131, que je ne connais que par la description, ne me semble pas appartenir au groupe des Ohléniens, et pourrait bien ètre un Troncatipenne , voisin des Hystrichopus. La coloration des pattes (viridi aenei) serait tout à fait anormale; il semble en outre que l'insecte est glabre, quoique couvert de gros points; le corselet, de moitié plus long que large, est assez plane. C'est un insecte du Natal qui ne parait pas avoir été retrouvé par le pasteur Guieinzius. Lissauclienins. Mac Leay, Ann. jav. ed. orig., p. 13. Ce groupe se compose aussi de deux espèces dont l'ime est le type de Mac Leay, et l'autre est nouvelle. Il diffère surtout du precedent par la forme du corselet, qui n'est plus cylindrique, et qui a passablement la forme de celui du Goryi. Les individus que j'ai sous les yeux, sont des femelles, mais Mac Leay a établi le genre sur un male. La lète est à peu près conformée cornine dans les Vertagus, le col presque aussi rétréci, le labre, les mandibules, les antennes (qui cependant sont plus grèles, et ne s'épaississent pas vers le milieu), le menton avec sa dent mediane, et les palpes des femelles, sont comme dans ce groupe, mais d'après Mac Leay, il paraitrait que le dernier article des maxillaires des males est loin d'etre aussi dilate, (obconicus, apice truncatus); le corselet, un peu plus large que la tète, a une forme circulaire, ou un peu ovalaire, tronquée aux deux extrémités ; il est bombe, parsemé de points plus ou moins gros, bien moins serrés que ceux des Vertagus, et le rebord lateral est plus relè ve, et plus large. Les èlylres ont une forme plus régulièreinent ovale, et ne s'élargissent pas vers l'extrémité; le dessus est convexe, fortement strie, et les points des intervalles sont gros, mais plus ou moins nombreux; l'ourlet basai n'est guères plus développé. Le dessous du corps et les pattes n'of- frent guères de difference. Pubescence du dessus parodie. MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 35 10. Chi. rufifemoratus Mac Leay (Lissauchenius) , Ann. javan., ed. orig., p. 13, pi. 1, fig. 1. Long. 11 mill. II ressemble au mediogutlalus , cependant la tache jaune des élytres est placée un peu plus en arrière, à peu près cornine dans Y orbicollis ; elle est aussi moins trans versale et plus dentelée. Tète cornine dans le medioguttahtSj amincie à sa base. Antennes un peu moins lon- gues et un tant soit peu moins minces. Corselet à peu près de la mème forme, cependant un peu plus long, un peu moins rétréci vers la base, les angles postérieurs plutòt obtus qu'ar- rondis, tout aussi convexe; points imprimés plus petits, plus nombreux, surtout vers la base, excavations postérieures près des angles plus profondes, le rebord lateral plus relevé vers le milieu et en arrière. Ely t res également ovales, avec la base tout à fait arrondie, mais plus allongées, un peu moins convexes; stries moins fortément mais plus densèment crénelées; inter- valles, moins convexes, entièrement couverts d'une ponctuation fine, regulière modérément serrée. Tète et corselet d'un vert cuivreux très-brillant, élytres d'un bleu foncé, tache discale d'un jaune assez pale; labre, mandibules, palpes, antennes, genoux, jambes et tarses noirs, cuisses et appendices des trochanters postérieurs testacés; bout des mandibules et premier article des antennes un peu bruns; dessous d'un noir bleuàtre à reflets irisés. Je n'en connais qu'un seul individu, appartenant au Musée Civique de Gènes, et qui a été trouvé a Bangkok (Roy. de Siam) par le Comte de Castelnau. Le type de Mac Leay est de Java, mais il n'y a pas lieu de s'étonner, attendu que plusieurs autres espèces sont communes aux deux contrées (sans en ex- cepter la Mormolyce phyllodes). 11. Chi. medioguttatus Chaudoir. Long. 9 mill. Ce joli insecte, qui est d'un vert-cuivreux clair et brillant, sur la tète, le cor- selet et l'écusson, d'un bleu assez foncé sur les élytres, avec une tache d'un jaune citron assez clair en carré subtransversal, placée juste sur le milieu de chaque élytre, et allant de la troi- sième à la huitièmo strie en se rétrécissant un peu vers la suture, est en dessous d'un noir très-luisant et très-irisé; les antennes sont brun-foncé, avec le premier article et l'extrémité 36 OHAUDOIR du second testacé, le premier un peu rembruni en dessus, et les derniers roussàtres, les palpes presque noirs, avec le bout roussàtre; les mandibules et le labre noiràtres; l'intérieur de la bouche brun; les pattes, avec les appendices postérieurs , jaune- testacé; les genoux, les tarses et les jambes postérieures rem- brunis. Tòte moyenne, lisse, un peu pointillée sur le vertex, avec un sillon sinué peu profond, mais assez prolongé en ar- rière vers le yeux, entre les antennes; ceux-ci gros, saillants emboités en arrière dans le renflement des joues; col rétréci cornine dans les Vertagus. Corselet un peu plus large que la tète avec les yeux, presque aussi long que large, en ovale tronqué aux deux bouts, aussi rétréci à sa base qua son extrémité , qui n'est guères plus large que le col, régulièrement arrondi sur les còtés qui forment avec la base un angle très-obtus et fort arrondi au sommet: le dessus passablement convexe, nullement aplani pros du rebord lateral, qui est trés-étroit et finement relevé sur toute sa longueur; l'excavation des còtés de la base faible, assez petite et assez rapprochée des angles; la ligne mediane très-fine, nullement déprimée; les points de la surface peu serrés, assez marqués, très-régulièrement distribués, les in- tervalles qui les séparent lisses. Ecusson trés-lisse. Elytres un peu plus larges que le corselet, en ovale très-régulier , un peu moins du double plus long que large, à peine plus obtus à sa base qu'à son extrémité, sans saillie aux épaules, et régulière- ment arrondi depuis le pédoncule basai, jusquà la sinuosité apicale, après laquelle l' extrémité semble obliquement obtuse; le dessus passablement bombe, les stries assez profondes, mais lines et légèrement ponctuées, les intervalles assez con vexes, subtectiformes , lisses sur le haut, mais avec une rangóe un peu irregulière d'assez gros points de chaque coté; vers Y extré- mité ils sont plus rapprocliés et couvrent Tintervalle, ainsi que le long des còtés, qui sont très-finement rebordés. En dessous il y a un peu de ponctuation sur le milieu du presternum, sur les còtés du métasternum, sur le devant des épisternes antérieurs sur ceux postérieurs et sur une bande mediane qui traverse chaque segment abdominal. Los palpes sont plus longs que dans MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 37 les Ocyaromus ; les antennes, très-minces, tres-longu.es, dépas- sent la nioitié des élytres; les pattes sont aussi fines et longues. II habitc le Deccan; j'ai acheté l'individu 9 f iue j e possedè a la vente de la collection Jeackes. Oeybatus. Lafertè, Ann. de la soc. ent. de Franc. 1851. Dans ce groupe, la lète, quoique étroite et un peu allongée, n'est plus rétrécie a sa base; le labre, les mandibules, les an- tennes, le menton avec sa dent mediane sont cornine dans les Vertagus; les palpes de la femelle ont, aux maxillaires, le der- nier article assez élargi et tronqué un peu obliquement, aux labiaux, le mème article aussi large que long, et triangulaire , tronqué peu obliquement ; ceux du male du Deyrollei, la seule espèce dont ce sexe me soit connu, ont le dernier des maxil- laires plus large que dans la femelle, et le demier de tous a l'angle apical externe plus ou moins fortemenl coupé, et la parile tronquée présente une profonde excavation; le corselet est moins convexe dans sa paride postérieure que dans les Lissauchenius , tandisqu il l'est assez fortement antérieurement ; le rebord lateral s'élargit en arrière; les còtés de la base sont assez creux, et au fond de l'excavation on voit un léger sillon longitudinal; toute la surface est couverte d'une ponctuation fine, plus ou moins serrée, sa forme est circulaire ou ovalaire, plus ou moins tron- quée aux deux extrémités et plutòt un peu plus rétrécie vers l'extrémité que vers la base. Les élytres sont plus larges que le corselet, en ovale assez allongé , quelquefois légèrement rétrécies vers la base; quoique moins que dans les Vertagus, moins con- vexes, finement striées, avec des intervalles moins con vexes, et densément pointillés. Quand il y a, cornine c'est le cas dans toutes les espèces, excepté une (Reichei), une tache sur le disque des élytres, elle est arrondie ou un peu ovalaire. Le dessous du corps est coinnie dans les deux groupes precedents; les pattes 38 CHAUDOIR sont un peu mums allongées; le cuisses antérieures du ^ out aussi en dessous une petite dent. 12. Chi. Deyrollei Laferté 9, Rev. et. Mag. de Zool. 1851, p. 83 ; c? = Ocy. slriatopunctatus Laferté , ibid. p. 84. Long, c/ 1 , 10 mill.; 9. 11 1 J 2 mill. Jai préféré conserver à cotte espèce le nom de Deyrollei, quoique donne à la femelle, parce que c'est celui d'un naturaliste qui a rendu de grands services à la science, et dont la mémoire nous est restée ehère. Tele fmement pointillée, surtout dans les impressions entre les an- tennes, qui sont peu profondes et se dirigent obliquement de la suture de l'epistome vers les yeux; front un peu convexe, sé- paré du col par une depression légère; lisse vers le milieu, ainsique le col et l'epistome; yeux presque hémisphériques dans le male, un peu moins saillants dans la femelle. Corselet pas plus large que la tète avec les yeux, plus long que large, un peu plus rétréci vers son extrémité dont les angles, nullement avancés et arrdhdis au sommet, sont adherents au cótés du col, que vers la base qui est coupée carrément, et dont les angles sont droits, mais un peu arrondis au sommet; les cótés modé- rcment arrondis vers le milieu, sont à peine perceptiblement sinués postérieurement; la parti e*antérieure du dessus est presque semicylindrique , la ligne mediane assez marquée; le rebord la- teral, très fin antérieurement , s'élargit un peu et se relève en se rapprochant des angles postérieurs ; c'est l'espèce de ce groupe dont la ponctuation de la surface est la plus serrée. Ely (res de près du double plus larges que le corselet, et d'un peu moins du double plus longues que larges, en ovale allonge peu obtus à sa base dans le male, un peu plus dans la femelle, dont les épaules semblent d'un soupcon plus anguleuses; l' extrémité, très-légèrement sinuée, est moins obtusément arrondie dans le ien plus gros, et bien imprimés. Tète et corselet d'un cuivreux très-brillant , élytres noires avec les còtés ver- dàtres. Les points sur les épisternes postérieurs sont plus gros. M. Raft'ray n'en a pris qu'un individu. 59. Chi. virgula Lafertè, Rev. et Mag. de Zool. 1851, p. 227; Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 208. Long. 11 l / 2 - 14 mill. La ponctuation du corselet est quelquefois à peu près cornine dans le precedent, mais le corselet est toujours plus large , surtout vers la base ; les élytres sont plus courtes , et les intervalles bien moins densément ponctuées, surtout vers la base, où le milieu des intervalles est plus ou moins lisse. On n'a jusqu'à present rencontre cette espèce que dans les possessions portugaises sur le Senegal (Boccandé). 4 individus. 60. Chi. Raffrayi Chaudoir. Long. 15 ] / 2 m ^- Quoique voisin du virgula , il constitue une espèce bien distincte. La tète est plus ponctuée le long des yeux et près du col; le corselet, moins rètréci antérieurement , est un peu plus arrondi sur les còtés, avec les angles postérieurs moins largement arrondis, et la base plus échancrée; le dessus est ponctué de mème, mais ontre les points il est plus lisse ; la ligne mediane est plus im- primée; les élytres sont plus allongées, et ont d'ailleurs la mème forme; leurs stries sont bien plus fortement ponctuées, les in- tervalles plus convexes tout à fait lisses, à peine visiblement ponctués sur leurs bords; cependant le huitième et le neuvième sont couverts de points assez marqués, peu serrés. Le dessus est d'un vert brillant, plus clair et plus métallique sur la tète et le corselet, plus ou moins bleuàtre sur les élytres, dont la tacile , placée de mème , est plus rouge , plus petite et ne paraìt guères échancrée derrière; dans l'un des deux individus, elle est fort petite et moins distincte que dans l'autre. En dessous la coloration est la mème. M. Raffray en a pris une paire à Zanzibar. 61. Chi. lunatus Dejean = arcuatus Klug, Abhandl. der Beri. Acad. 1833, p. 130. Long. 9-10 l \ z mill. Par sa forme et sa taille il se rapproclie du b/'hamrtt/is, mais la tète est lisse ; le M0N0G11APHIE DES CHLÉNIENS 05 corselet est bien moins ponctué, car il n'y a qu'un très-petit nombre de petits points sur le disque, et ce n'est que le long de la base qu'il y en a davantage; il y a ordinairement une ligne de points irréguliers de chaque coté de la ligne mediane, les angles postérieurs sont un peu moins arrondis; les inter- valles des élytres sont plutòt ponctués que granules, les points sont bien moins serrés que dans le bihamatus et les espèces voi- sines, ils le sont à peu près comme dans le glabricollis , mais ils sont plus marqués, la pubescence est peu visible. La tache apicale ne se replie ordinairement pas en dedans à sa partie antérieure, et quelquefois elle s'efface de plus en plus, dispa- raissant meme antérieurement , cependant j'en ai un individu où le crochet supérieur est bien visible, quoique plus court et plus mince que dans le bihamatus. Il est commun dans les ìles de France et de la Reunion; et je presume que ce n'est que par erreur que l'individu que je possédais en 1856, était indiqué comme venant de Java. Il a été retrouvé à Madagascar , car Yar- cuatus, dont j'ai pu voir le type au Musée de Berlin n'est qu'un individu de cette espèce à lunule apicale complète. 62. Chi. glabricollis Dejean. Long. 13-13 1 / 2 mill. Il se distingue de suite des precedents par l'absence de ponctuation sur la tète et le corselet, à part quelques points le long de la base de ce dernier, et par la ponctuation faible et très-éparse des inter- valles des élytres. Le rebord lateral du corselet s'élargit en ar- rière à partir du milieu, et est séparé du reste du dessus par une rigole peu profonde, mais au lieu d'etre relevé, il est légè- rement convexe, et forme un triangle très étroit antérieurement et très allongé, s'élargissant peu à peu vers la base. Il habite diverses parties du Senegal ; un individu , pris par M. Boccandé , est d'un bleu d'acier, tandisque les autres sont verts. 63. Chi. feronioides Murray, Ann. and Mag. of nat. hist. 1858, I, p. 130. Long. 13-15 mill. II ressemble un peu au glabricollis, dont il a tous les caractères, à l'exception de la tache des ély- tres qui manque complètement; le dessous du corps est glabre, lisse, à l'exception de points peu serrés, sur le milieu du pro- sternimi, ({ili entre les hanches, est lisse et pebordé, sui' Ics Ann. del Mux. Civ. rti St. Nat. Vol. Vili. 5 G6 CHAUDOIR épisternes postérieurs qui sont un peu plus longs que larges, et sur les còtés du métasternum ; le dessus des tarses est glabre, et les deuxième et troisième articles dilates des tarses antérieurs des màles un peu moins longs que larges, mais guères plus grands que dans le glahricollis. Téle carrée, pas plus longue que large, un peu rentìee à sa base, couverte de points extrème- ment petits, peu serrés, presque effaces sur le milieu du front; episteme lisse, yeux modérément saillants, un peu plus dans le ce n'est qu'à cette espèce que j'aurais compare celle-ci qui en est très-voisine. Elle a tous les caractères de ce groupe, et dif- fère de Yaustralis par son corselet plus convexe , couvert de points un peu moins gros, séparés par des intervalles moins lisses, mais aussi régulièrement semés sur le disque que sur le reste de la surface; les élytres sont un peu moins allongées, quoique plus longues et plus étroites que dans le Greyanus; semblables d'ailleurs à celles de Yaustralis. Tète et corselet d'un bronzé assez obscur, quelquefois un peu verdàtre, surtout sur la tète, et plus terne sur le corselet, élytres d'un noir légèrement ver- dàtre, et que la pubescence si dense fait paraitre d'un gris de souris, sans chatoiement ; le reste cornine dans Yaustralis. Je me domande quelle est la vraie patrie de cette espèce, ou si son 72 OHAUDoia habitat est vraiment aussi étendu. Le premier individu que j'ai eu, avait été rapportò par feu Cuming des iles Philippines; j'en ai eu un second venant du nord de l'Hindostan, un troi- sième m'a été donne par feu Doùé qui l' avait recu de Cochin- chine, et le Musée Civique de Gènes m'en a communique un qui vient de Ceram (Moluques). 71. Chi. ophonoides Fairmaire, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1843, p. 11, pi. I, fig. 1; = peregrinus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 264; = viridis Montrouzier, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1860, p. 236. Long. 12 V 2 -13 1 J 2 mill. Il se rapproche beaucoup des individus de Yaustralis dont le corselet est peu elargì en arrière, mais il en diffère par sa co- loration vert clair (prasinus) en dessus, ses antennes, ses palpes, son labre et ses pattes testacés. Les points imprimés sur la lète sont plus forts; le corselet est plus étroit, moins court, à peine plus large à sa base qu'à son extrémité, un peu plus arrondi sur les còtés; la ponctuation du dessus est plus égale- ment répartie sur la surface, les points sont un peu plus gros, et ne sont ni plus petits ni plus serrés dans les coins, autour des impressions basales; les èlytres ont aussi un peu moins de largeur ; les striés sont ponctuées de mème , les intervalles sont un peu plus con vexes antérieurement, et sont couverts d'une granulation moins serrée et d'une pubescence moins dense et par là mème moins sensible. Le dessous du corps ne diffère guères que par les épisternes postérieurs, qui sont plus ou moins ponctués comme ceux du prosternum. Vophonoides n'est eft'ecti- vement qu'un individu fraichement éclos et qui n'est qu'impar- faitement colore, mais le nom propose par M. Fairmaire n'en a pas moins la priorité sur le mien; j'en possedè un certain nombre d'individus, et j'en ai vu un grand nombre dans la collection Castelnau, appartenant maintenant au Musée Civique de Gènes; il habite l'Est et le Sud-est de l'Australie, et a été retrouvé dans la Nouvelle-Calédonie. 72. Chi. viridis Ministries (Difiodes); Faldermann , Fami, ti-anscauc. I, p. 39. Long. 10 mill. Il ressemble un peu à un petit Dinodes, mais les cuisses antérieures des J 1 n'ont pas de MONOGR.APHIE DliS CHLBNIENS 73 dent à leur base en dessous, et les palpes ne sunt que peu di- lates. Si nous le comparons à Yazureus, nous trouverons que la tète est moins ponctuée, quoiqu'elle le soit un peu près des yeux, et entre le front et le col; le corselet est plus étroit, moins transversai, un peu plus convexe, nullement aplani sur les bords latéraux, moins échancré à son bord antérieur, et bien moins densément ponctué, surtout dans sa partie antérieure; les èlytres sont moins larges, plus finement striées, les intervalles couvert d'une ponctuation bien plus fine et plus serrée et d'une pubescence plus dense. Tète et corselet d'un vert clair, légè- rement cuivreux, élytres d'un vert assez clair; dessous du corps d'un noir un peu irisé; antennes et palpes entièrement roux, labre et mandibules, jambes et tarses bruns, cuisses plus foncées. Presternum et épisternes antérieurs parsemés de points assez marqués dans leur partie antérieure ; épisternes postérieurs longs et étroits, sillonnés sur les cótés, parsemés de petits points; antennes et pattes cornine dans l'australis. Cet insecte est encore très-rare dans les collections. Je possedè un des types de Mé- nétriés ( e/ 1 ) du nord de la Perse , et le Musée Civique de Gènes m'en a communique une 9 > trouvée par M. le marquis Doria dans le mèmes contrées. 73. Chi. tomentosus Say (Epomis), Trans. Ani. pini. soc. n. s. II, p. 60. = Amara luctuosa Germar, Ins. spec. nov. p. 10. — Vai*, amplus Leconte, Proc. ac. nat. se. Phil. 1856, p. 29. Long. 13-16 l j 2 mill. Sans revenir sur 1* description de cette espèce bien connue et commune dans les collections, j'observerai que le labre est coupé carrément, que les palpes sont assez épais et que leur dernier article est subtriangulaire et tronqué cornine chez les Dinodes; que les antennes, peu allongées, ont leur troisiòme article un peu plus long que le suivant, que la dent du menton est étroite et fortement échancrée, que le presternum entre les hanches est rebordé et peu piligère; que les épisternes anté- rieurs et postérieurs sont parsemés de gres points, et que l'ab- domen est lisse et n'est ni rugueux ni pubescent ; les épisternes postérieurs sont plus longs que larges avec sillons latéraux; les articles 2. c et 3." dilates des tarses antérieurs des d* sont sub- 74 CHAUD01K trans versaux. h'amplus ne diffère, comme l'auteur et le D. r Horn l'ont eux-mèmes reconnu, que par un peu plus de largeur et un corselet un peu plus arrondi à la partie antérieure des cótés. Cette espèce est commune aux Etats-Unis, et est généralement d'un noir opaque un peu bronzé, mais deux individus, venant du Texas, sont en dessus d'un bronzé plus clair et assez brillant. 74. Chi. soginoides Chaudoir. Long, fere 13 mill. Il a quelque ressemblance de forme avec le tomentosus et en est évidemment voisin, mais il est tout noir, presque glabre, à peine ponctué et strie; la lète a la mème forme, mais les yeux sont moins saillants et Ton apercoit quelques petits points en travers de la partie postérieure du front ; le corselet est moins fortement elargì vers la base, et un peu plus arrondi autour des angles anté- rieurs qui ne sont pas avancés, ceux postérieurs sont droits et moins aigus; le dessus n'est guères plus convexe, il est beaucoup moins ponctué; sur la partie antérieure il n'y a que quelques petits points près des cótés, le long du bord antérieur, et quel- ques-uns sont ranges en ligne sur le milieu de chaque moitié du disque, presque parallèlement a la ligne mediane; il y en a un peu plus dans toute la partie postérieure qui avoisine la base, mais partout ils sont bien plus petits que ceux du lomen- losus, le milieu de la base est un peu écliancré, la ligne me- diane et les impressions basales ne sont pas plus marquees; les èlytres sont plus étroites, moins courtes, moins élargies vers la base et plus parallèla, le dessus est un peu plus convexe, les stries ne sont nullement imprimées et ne sont indiquées que par des lignes de très-petits points allonges, assez éloignés les uns des autres, les extérieures sont à peuprés effacées, les inter- valles, parfaitement plans, sont parsemés de très-petits points presque imperceptibles, et médiocrement serrés. Dans l'individu que je décris on n' apercoit un peu de pubescence que vers l'ex- trémité. Le dessous du corps est cornine dans le tomenlosus; les épisternes antérieurs et postérieurs moins ponctués; les palpes sont semblables, les antennes plus courtes; les articles externes moins allonges et un peu plus larges. La 9 que j e possedè m'a été vendue par M. E. Deyrolle, comme venant du Mexique. MONOGRAPH IE DES CHLÉNIEKS 'O Cette espèce ne s est pas trouvée dans les collections iaites au Mexique par M. M. Sallé et Boucard, mais M. Sallé en a ré- cennnent eu une paire trouvée dans l'état de Guanaxuato. Le male ne dift'ère guères de la femelle que j'ai décrite, le dessous des deux premiers articles des antennes est ferrugineux; les im- pressions basales du corselet sont plus profondes; les stries des élytres ont a peine visibles; les yeux ne sont pas plus saillai its. Les articles dilates des tarses antérieurs sont plus étroits que dans le tomentosus. Glyptoderus. Laferté, Ann. de la soc. ent de Frane. 1851, p. 260. 75. Chi. validus Chevrolat (Omaseus), Col. du Mex. 2. c cent. n.° 174. Long. 16 ^-ÌS; larg. Q 1 ^-^ 1 !^ im ^* Les espèces de ce groupe ont un facies particulier qui autoriserait presque la creation d'un genre distinct. Il y a de chaque coté du front un fort sillon sinué entre la base des antennes et qui se prolonge assez loin entre les yeux; le labre est coupé carrément, les mandibules sont très-fortes, assez arquées, mais peu avaneées, les palpes sont peu allonges; leur dernier article est coupé car- rément, et celui des labiaux est très-légérement dilate vers son extrémité; les antennes sont modérément grèles, et ne dépassent guères les épaules, leur troisième article e%t glabre et sensible- ment plus long que le suivant ; le menton a une dent tronquée à l'extrémité, et le fond de son échancrure est garni par le prolongement des épilobes ; le dessous du corps est parfaitement glabre, et l'on n'apercoit de ponctuation que sur la partie an- térieure des épisternes du prosternum ; les épisternes postérieurs sont plus longs que larges et plus ou moins sillonnés de chaque coté; les segments abdominaux sont épais, avec un gros point place de chaque coté du milieu à quelque distance du bord postérieur ; sur l'anus il y en a un aussi de chaque coté chez le male, et deux chez la femelle; le prosternum est arrondi et faiblement ou à peine rebordé entre les hanches: les intervalles sont plus ou moins 76 CHAUDOIR granuleux; le dessus des tarses est glabre, les articles 2 et 3 des tarses dilates des males sont plus courts que le premier, pas plus larges que longs et d'assez petite dimension. Leur forme est assez robuste. Téle grosse, très-lisse, assez convexe; col renflé, séparé du front par un très-léger étranglement, yeux gros, médiocrement saillants. Corselet d'une bonne moitié plus large que la tòte, moins long que large, mais peu transversai; un peu plus rétréci a son extrémité qu'à sa base; la première à peine plus large que le col, faiblement échancrée; les angles adhérant presque aux còtés du col, mais largement arrondis; les còtés assez fortement arrondis en avant et vers le milieu, assez sinués avant les angles postérieurs qui ressortent assez fortement et sont assez aigus; la base n'est pas coupée oblique- ment pr:''S des angles, et le milieu en est un peu écliancré; le dessus est un peu convexe, et descend un peu vers les angles antérieurs ; la ligne mediane est fine et n'atteint point les deux bords, les impressions latérales postérieures sont en forme de profondes fossettes allongées, et séparéesde la rigole laterale par un assez large espace convexe ; celle-ci , qui est assez large, longe tout le bord du corselet, dont le rebord lateral est forte- ment rélevé en forme de gros bourrelet très-lisse; les deux im- pressions transversales sont à peine visibles; celle postérieure l'est un peu plus; l'espace compris entre cette impression et le bord postérieur, et le fond des fossettes basales sont couverls d'une ponctuation dense et assez forse, il y a en outre une ligne irrégulière d'assez gros points de cliaque coté de la ligne me- diane, une autre qui longe le coté interne de la rigole laterale, et devant les fossettes il y a une ligne sinuée composée de quelques points qui traverse le disque en long; tout le reste de la surface est très-lisse. La base des èlytres dopasse plus ou moins en largeur celle du corselet, elles sont oblongues, tron- quées très-carrément a la- base, avec le sommet des épaules un peu arrendi, les còtés assez parallèles vers le milieu, un peu arqués à leur base vers les épaules, l'éxtrémité assez sinuée et peu obtusément arrondie; elles sont environ de moitié plus lunguos (jue larges; le dessus est un peu convexe, les stries sont MONOGRAPHIE DES CHLÉN1ENS 77 profondes, mais fines et à peine ponctuées, les intervcalles sont assez convexes, densément et très-finèment granuleux, très-légè- rement pubescents; la rigole laterale entre la neuvième strie et le rebord lisse, à l'exception de quelque points imprimés dans la partie antérieure , quelquefois effaces. Tète et cótés du corselet violets; col, milieu et rebord lateral du corselet noirs; élytres noires subopaques,- avec le neuvième intervalle plus ou moins violet, la rigole bleue ou verte, le rebord, les épipleures, ainsique le dessous du corps d'un noir obscur brillant, le labre et les mandibules d'un brun très-obscur, ainsique les trois premiers articles des antennes, les autres et les palpes d'un brun rous- sàtre, les pattes d'un noir brillant. J'en possedè deux individus, venant tous deux du Mexique, qui different un peu entre eux par leur largeur relative. 76. Chi. Menevillei Chaudoir = Guerini Lafertè (Glyptoderua), Ann. de la soc. ent. de Frane. 1851, p. 261. Long. 16 1 / 2 mill. Il ressemble beaucoup au precedent, mais il est autrement co- lore. Tète verte, un peu bronzee sur le vertex; corselet bronze sur le disque, vert dans la partie ponctuée entre les fossettes basales, ainsique vers les angles antérieurs et dans la rigole la- terale, avec une tache d'un cuivreux éclatant, qui couvre l' espace relevé entre les fossettes et la rigole, s'étend un peu en avant et se fond insensiblemment avec la couleur des parties avoisinantes; élytres d'un bronzò de venant verdàtre vers les cótés, avec le neuvième intervalle d'un beau vert, et la rigole laterale cuivreuse; tout le reste colore comme dans le precedent. Le corselet qui est assez large, subtransversal, assez arrondi sur les còtés, n'est point sinué avant les angles antérieurs, qui sont un peu obtus, nullement saillants, avec le sommet légèrement arrondi; les points impri- més de la surface sont plus gros, et près de la ligne mediane ils sont plus nombreux; les intervalles des élytres sont plus convexes ; la granulation est remplacée par de petits points pili- feri >s moins serrés, et toute la rigole laterale porte une rangée de points qui deviennent de plus en plus gros vers les épaules; les stries sont au moins aussi fortement ponctuées que dans le precedent. C'est une des pins belles espèces du genre, qui habite 78 CHAUDOIR la Bolivie. J'ai dù changer le noni propose par M. de Laferté, par ce que Gory l'avait dejà donne au quadrinotatus Dejean, mais je l'ai remplacé par celui sous lequel ce mème savant, dont nous regrettons la perte recente, est Lien connu dans la littérature entomologique. 77. Chi. chrysopleurus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 276 = Glyptoderus aurolimbatus Laferté, Ann. de la Soc. ent. de Frane. 1851, p. 261. Long. 15-16 mill. Il diffère du Guerini par sa forme constamment plus raccourcie et sa taille moindre. Les élytres sont plus courtes et proportionnellement plus larges; leurs stries, quoique ponctués, le sont moins forte- ment que dans les deux precedents; les intervalles sont moins con vexes, plus ternes, moins fortement ponctués; les points en- foncés de la rigole laterale sont plus petits ; la tòte et le corselet sont colorés à peu près de mème que dans le Guerini, mais le disque de ce dernier et d'un noir luisant; les élytres d'un noir opaque jusqu'à la 8. me strie, le neuvième intervalle est d'un vert clair, quelquefois un peu cuivreux, la rigole cuivreuse; le reste est colore comme dans le Guerini. La patrie de cette espèce est le Yucatan, où Pilate en a pris un certain nombre d'individus. Il se retrouve dans le Guatimala. (M. Sallé). Var. cmrulea. Long. 14-17 mill. Cette variété que M. Sallé a trouvée près de Puebla, ne se distingue guères du type que par sa couleur qui est d'un beau bleu verdàtre légèrement mé- tallique et très-luisant sur la tète et le corselet, mais sans re- flets ni taches cuivreuses sur ces derniers et sans bordure cui- vreuse dans la rigole laterale des élytres. La ponctuation du corselet et des élytres est exactement la mème; celles-ci sont quelquefois un peu plus parallèles. — M. Sallé et moi en pos- sédons chacun un individu. 78. Chi. caeruleicollis Chaudoir. Long. 12 72-13 mill. Il ne se rapproche d'aucune autre espèce, autant que du melanariits mais outre qu'il est plus large, le dessous du corps est glabre, presque lisse, à l'exception de quelques points assez marqués épars sur les cótés du métasternum, Its épisternes postérieurs et le long des bords de l'abdomen, ceux-ci plus petits. Téle comme dans le MONOGRArHIE DES CHLÉNIENS 79 melanarius, lisse, à peine pointillée, col un peu plus gros, yeux un peu moins saillants, antennes, palpes et labre semblables. Corselet plus grand, proportionnellement plus large, égalant presque la largeur des élytres, un peu moins rétréci vers la base que vers l'extrémité; còtés et angles postérieurs arrondis de mème, le dessus moins convexe, couvert de points bien plus gros, mais bien moins nombreux sur toute la partie antérieure, surtout sur le disque, tout aussi gros mais assez serrés tout le long de la base et jusque sur la moitié postérieure des còtés; la ligne mediane plus fine. Élytres plus larges, sans ètre plus longues, ce qui les fait paraitre moins allongées; les stries à peuprès aussi fines, mais les points plus éloignés les uns des autres; les intervalles tout aussi plans, couverts d'une ponctuation un peu plus marquée, et pubescents de mème. Tète et corselet d'un bleu foncé, légèrement luisant, élytres d'un noir terne à peine bleuàtre, dessous du corps d'un noir brillant, labre et mandibules brun-foncé, palpes, antennes et pattes noirs. J'en possedè 5 individus et j'en ai vu un certain nombre chez M. Sallé, venant de Las Peras (Mexique). 79. Chi. bceticus Rambur (Dinodes), Faun. de l'Andai, p. 71. = Chi. pretiosus Rosenhauer, die Tliier. Andai, p. 30. Long. 10 l / 2 -12 L / 2 mill. Rambur ne s'est pas apercu de l'affinité de cette espèce avec le fulgidicollis (nigripes Dej.); les individus normaux soni colorés de mème, mais leur forme est plus al- longée; le corselet est un peu plus étroit, ses còtés se rélèvent légèrement, et la ponctuation qui le couvre est moins serrée, plus grossière et plus entremèlée (intricata) ; les élytres sont un peu plus allongées; la ponctuation des stries et celle des inter- valles n'est pas plus serrée, mais les points sont bien plus gros. Dans mes deux individus, le dessus est colore comme l'est d'or- dinaire le fulgidicollis, les antennes sont noires à l'exception du dessous du premier article qui est ferrugineux. Il habite la Sierra-Nevada; l'un de mes individus est un type de Rosenhauer, l'autre m'a été donne par M. de Vuillefroy. Il semble, d'après un individu communique par M. Putzeys, qu'il se retrouve dans le nord de l'Espagne. 80 CHAUDOIR 80. Chi. fulgidicollis Dufour (Harpalus), Ann. des sc. phys. Brux. VI, p. 327. = nigripes Dejean. Long. 10-12 1 / 2 mill. Je ne donnerai pas une nouvelle description de cette espèce bien con- nue, qui est commune dans certaines localités des Pyrenees orientales et sur les frontières de l' Espagne. Je ferai seulement observer que les palpes sont conformés comme dans les Dinodes de Dejean; que le troisième article des antennes n'est pas plus long que le suivant, que le prosternum entre les hanches est rebordé et glabre et que les épisternes postérieurs sont bien plus courts que dans les Dinodes , et pas plus longs que larges. Sous les cuisses antérieures des màles il y a, comme chez ceux-ci , dans cette espèce et les trois autres de ce groupe, une dent plus ou moins aigue. 81. Chi. galkecianus Chaudoir. Long. 10 ì j< 2 -\2 mill. Il a été confondu avec le dives, mais je crois qu'il en est bien distinct. Il en diffère 1.° par le corselet moins rétréci vers la base, et dont les angles sont moins arrondis, 2.° par les èlytres plus planes, dont les stries sont bien plus fines, tròs-finement et bien plus densément ponctuées, les intervalles parsemés de points bien plus petits et bien moins imprimés, et le rebord lateral plus relevé. J'en ai sous les yeux six individus, tous parfaitement semblables entre eux, et provenant des montagnes de la Galice et du nord du Portugal. 82. Chi. dives Dejean. Long. 11-12 mill. La ponctuation du corselet est presque encore plus grossière que dans le boeticus, et bien plus forte que dans le fulyidicollis , et sa forme plus élargie, moins rétrécie à sa base que dans cette espèce, avec les angles assez arrondis au sommet , et la base bien échancrée ; Ics èlytres sont plus larges et plus courtes, plus tronquées à la base, un peu plus convexes; les stries sont bien marquees, ponctuées, avec les points assez gros et éloignés les uns des autres; les intervalles, très plans, sont couverts de points bien plus gros que dans le fitly idicollis , au moins aussi gros que dans le bueticus, mais moins abondants. La coloration est comme dans le July idicollis; le rouge cuivreux du corselet et le vert des èlytres devient quelquefois asse/, foncé; Ics palpes. Ics antennes. MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 81 le prosternimi et les épisternes postérieurs sont conformés cornine dans cette espèce. Il habite les parties plus centrales de l' Espa- gne, et le midi du Portugal. Note. Dans les espèces de ce groupe, nous trouvons que l'abdomen est glabre et pointillé vers les còtés; les épisternes antérieurs sont ponctués antérieurement et près du prosternimi, qui l'est aussi et qui est rebordé entre les handles; ceux posté- rieurs ne sont pas plus longs que larges et méme plùtot plus courts, converts d'assez gros points, avec des sillons latéraux plus ou moins entremèlés avec les points; le labre est coupé carrément, les mandibules sont assez fortes, les palpes assez épais, le pénul- tième des maxillaires assez court, conique, le dernier de tous dilaté, un peu sécuriforme et tronqué très-carrément ; les an- tennes peu allongées, dépassant à peine le cinquième de l'élytre, le 3. e article presque glabre, à peine plus long que le suivant; la rigole marginale s'arrondit sur l'épaule sans former d'angle; les cuisses ont une petite dent en dessous dans les qui sont cornine dans le circumdattùs Brulle, et bordées de jaune, ont de plus chacune à l'extréniité une lunule jaune dont la convexité est tournée vers la suture, particularité que je n'ai observée dans aucune autre espèce de ce genre , mais qui la fera aisément reconnaìtre. Téle et corselet finement rugueux, la première longitudinalement; le second transversalement ; de plus il y a quelques points sur la surface de celui-ci, qui est arrondi et descend fortement sur les còtés, offre de chaque coté de sa base une impression assez faible , et est assez fortement rétréci postérieurement. Tous deux sont cuivreux , les élytres d'un noir verdàtre , le dessous noi- ràtre , avec les deux derniers segments de l'abdomen , la moitié du precedent et les bords lateraux jaunes; mandibules d'un brun foncé; antennes et palpes jaunàtres, avec l'extréniité plus foncée; pattes jaunes. Trouvé par M. Nietner près de Negumbo (Ceylan) , sur Jes bords de la rivière Malia Oya. 1 seul individu. Le D. r Gerstaecker qui a vu le type de cette espèce, m'a dit qu'elle est. voisine de Yapicalls. 95. Chi. punctatostriatus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 244. Long. 15-16 mill. Je renvoie à ce premier travail pour la description détaillée de cette espèce; je ne crois pas me tromper .en la considerant coinme voisine de Yaplcalis, au- quel, à part l'absence de la tache apicale, il ressemble asse/,. La téle est presque aussi grosse et aussi lisse ; le labre , les palpes et les antennes sont de nième, seulement le troisième article de ces dernières est plus glabre; le corselet a à peu près la nième forme en cceur étranglé près de la base; il est égale- ment lisse , mais moins convexe et l'impression transversale an- térieure est moins marquee; les élytres sont plus allongées, et le commencement de la rigole marginale est efface dans la partie comprise entre l'épaule apparente et l'extréniité de l'ourlet basai; le dessous du corps est identique , si ce n'est que les épisternes postérieurs sont plus longs; quii n'y a pas de petits poils sur les còtés de l'abdomen et que le dessus des tarses est glabre. J'en possedè quatrc individus des deux sexes, trouvés dans le 02 CHAUDOIR nord de l'Hindostan par le Capit. Boys et le D. r Bacon. C'est YoptablUs de la liste du Marquis de Laferté. 96. Chi. Semperi Chaudoir. Long. 12 l j 2 mill. Il se rapproche par ses earactères du punctatostriatus , mais il en diffère par ses élytres à intervalles ponctués et opaques. Téle presque semblable, un peu moins large entre les yeux, qui sont presque aussi sail- lants; un tant soit peu moins lisse; labre, mandibules, palpes et antennes pareils. Corselet plus étroit, à peine plus large que la tòte avec les yeux, aussi long que large, moins arrondi sur les cótés , tout aussi rétréci et étranglé avant sa baso , qui est coupée plus carrément et légèrement échancrée d ui angle à l'autre; les angles antérieurs sont plutòt obtus, mai. à peine arrondis; le dessus est ondulò de mème, mais l'impress i trans- versale nest plus du tout sensible; toute la base est imement striée entre les impressions qui sont moins profondes, et se di- rigent moins vers les angles; la surface est un peu m< ins lisse et moins luisante. Elytres moins larges, plus parallòles, leur base conformée à peu près de mème, mais la rigole marginale ne s'oblitòre pas avant la courbe Immorale, le bord postérieur de l'ourlet basal est droit, nullement arqué; le dessus est bien moins convexe , les stries sont fines , peu profondes , finement ponctuées; les intervalles sont presque plans, finement cha- grinés et opaques; les petits points dont ils sont couverts sont peu serrés, distribués sur trois ou quatre rangées irrégulières ; la pubescence est courte et peu apparente. Le prosternum, re- bordé entre les hanches, est à peu près lisse, mais peu luisant, ainsi que ses épisternes; les épisternes postérieurs sont modé- rément allonges, très-finement ruguleux; parsemés de petits points; l'abdomen est lisse, très légèrement rugueux sur les còtés, mais glabre, à ce quii m'a pam. Pattes cornine celles du punctatostriatus. Tète d'un bleu verdàtre un peu métallique , cor- selet d'un bleu d'acier, tous deux moderò. nent luisant, élytres d'un noir opaque; dessous d'un noir légèrement luisant, labre brun , mandibules plus rougeàtres palpes et antennes d'un bruii rougeàtre, avec le premier article de colles-ci et la base des palpes maxilìaires testacés. Pattes 'li' cette dernière couleur, MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 93 avec les genoux, les appendices des trochanters postéfieurs et les tarses rembrunis. L'individu que je décris est une femelle bien conservée, qui m'a été communiquée par M. Putzeys, et que le D. r Semper a recueillie aux iles Philippines. 97. Chi. femoratus Dejean; = flauof emora (us Castelnau, Etud. entom. p. 81, pi. 1, fig. 3. — 9 costatus Lafertè, Ann. de la soc. ent. de Franc. 1851, p. 251. Long. 21-23 mill. Dans cette espèce, le dernier article des palpes n'est pas dilate, mais il est comprime et tronqué trèS-nettement et un peu obliquement, surtout dans les màles ; le troisième article des antennes est peu pilifere, et au moins de moitié plus long que le suivant. Téle très-peu abondamment et très-légèrement ponctuée, légèrement ridée vers le còtés. Corselet tei que l'a décrit Dejean, presque .•lussi long que large. Élytres de la femelle un peu élargies en arrière, et moins allongées-; les còtes plus tranchantes que dans le male, et les rangées de points qui les bordent de chaque coté dans ce dernier sexe, à peine visibles, de sorte quii n'y a que la strie mème qui soit fortement ponctuée. Je possedè trois individus de chacun des deux' sexes, qui tous présentent les mèmes differences, et j'en ai vu plusieurs autres. Cette belle espèce vient de Java. 98. Chi. birmanicus Chaudoir. Long. 18 1 / g mill. Voisin àufemo- raluSj mais un peu plus petit. Téle encore plus lisse , surtout sur les còtés; corselet de la mème forme, mais nullement sinué en arrière , uvee les angles de la base sensiblement plus arrondis ; le dessus tout aussi lisse, impressionné de mème; les impressions laterale;; postérieures prolongées jusqu'à la base; le milieu de la base nullement strie ; élytres semblables par la forme , un peu me is allongées; stries ponctuées de mème, intervalles lé- gèremei convexes principaleinent vers la base, nullement re- lévés en còtes , presque pas ponctués le long des bords , et très- finement chagrinés. Gomme je n'ai sous les yeux qu'une femelle, il est possible que cornine dans le femoratus, les intervalles présentent quelques differences dans le male. Les palpes sont cornine dans le precedent, et mème ils sont plus fortement tron- qués dans la femelle , le troisième article des antennes est plus 94 CHAUDOIR revètu de poils, et n'est pas aussi long, quoiqu'il le soit tou- jours plus que le suivant, le premier est un peu plus long et surtout bien moins gros que dans le fernoratus. Noir, tète et corselet assez luisants , élytres assez ternes ; laure et mandibules bruns , antennes , palpes et pattes d'un jaune ferrugineux. Il m'a été vendu par M. Stevens, cornine venant de Birmanie (Rangoon). 99. Chi. nigricoxis Motschulsky, Bull, des Nat. de Mosc. 1864, II, p. 339. Long. 20 mill. (9 1 / 4 ' M ), larg. 7% mill. (3 1 / 2 '"). .le ne connais pas cette grande espèce, qui d'après l'auteur, diffère du costiger par les intervalles non relevés en cótes, et couverts d'une ponctuation serrée et régulière. Allongé, un peu deprime ; tète allongée , un peu convexe , pointillée derrière et sur les cùtés, lisse au milieu, avec des yeux saillants; corselet de moitié plus large que la tète, en carré un peu allongé, convexe, parsemé de petits points, un peu rétréci postérieure- ment, avec les angles droits, un peu obtus au sommet, et un peu relevés, une ligne mediane et les còtés de la base large- ment déprimés, le rebord lateral fin; élytres du double plus larges et de plus du triple plus longues que le corselet, un peu elliptiques, avec des stries profondes, des intervalles a peine convexes , densément et régulièrement ponctués , le hui- tième plus large , le dessous du corps glabre , un peu ponctué sur les còtés; tète d'un noir cuivreux, corselet d'un vert dorè'; élytres d'un bleu obscur, ternes; dessous d'un noir brillant, avec les épisternes antérieurs d'un irisé métallique, la bouche, les palpes, les antennes et les pattes d'un noir de poix, avec les cuisses d'un testacé rougeàtre vers le milieu , et l'extrémité des jambes intermediates frangée de poils fauves. On le trouve à Hongkong. Note. Les caractères que présente le fernoratus sont les sui- vants: Labre assez court, coupé carrément, avec les angles un peu arrondis; mandibules peu avancées, larges, crochues et aigués à l'extrémité, lisses; palpes minces, assez longs; le der- nier article n'est pas dilate; mais il est comprime, nettement et un peu obliqueinent tronqué; antennes assez grèles, attei- gnant le tiers de l'élvtre; le troisième article de moitié plus MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 95 long que le suivant, et presque lisse; le menton, à lobes di- vergents , a une large dent double au milieu de son échancrure ; tète et corselet presque lisses, très-glabres et luisants; celui-ci en carré un peu rétréci en arrière et assez plan ; élytres à ri- gole marginale ne formant point d'angle avec le bord posté- rieur de l'ourlet basai, la base des còtés assez arquéé et les épaules largement arrondies; prosternum non rebordé, lisse, ainsi que ses épisternes, et en forme de triangle; épisternes postérieurs finement pointillés, nullement sillonnés, plus longs que larges, mais peu étroits; abdomen lisse, glabre, très-indis- tinctement pointillé sur ses còtés. Pattes assez longues et assez fortes, cuisses des màles assez épaisses; tarses glabres en dessus, ceux antérieurs des màles assez dilates. Le birmanicus présente les mèmes caractères, à l'exception du troisième article des antennes, qui est un peu moins long et plus couvert de poils. 100. Chi. costiger Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 258. Long. 20-22 mill. Je ne donnerai pas une nouvelle description de cette espèce, maintenant bien connue et assez répandue dans les collections; je ferai remarquer seulement que les palpes sont grèles et remarquablement longs , nullement di- lates, mais tronqués nettement et un peu obliquement à l'ex- trémité; les antennes sont assez grèles et longues, atteignant environ le milieu de l'élytre, le troisième article est de près du double plus long que le suivant; les pattes sont longues et remarquablement fortes; les tarses des males très-dilatés , le dessus des tarses lisse; le prosternimi est termine en arrière par une carène cuneiforme qui pénètre dans l'excavation pro- fonde du mésosternum, et qui est gamie de poils, il n'est pas rebordé, mais termine en angle aigu un peu relevé. La dent du menton est peu avancée, assez large, échancrée au milieu, et dans certains individus, se rapproclie beaucoup de la forme de celle du femoratus. Les còtés du dessous ne sont que légè- rement pubescents. Les yeux, quoique grands, sont assez peu saillants. Il paraìt ètre assez commini à Hongkong. Il habite aussi Formose, l'orient de la Chine e le Japon. 96 OHAUDOIR Note. Cet insecte est évidemment voisin du femoratus; le labre, les mandibules, les palpes, les antennes (le troisième article plus revètu de poils), le mentori avec sa dent mediane, le corselet , la base des élytres , le prosternimi et les pattes sont conformés de mème; ce qui le distingue, c'est que la tòte et le corselet sont moins lisses, légèrement rugueux' et parsemés de petits points; que le prosternum avec ses épisternes est aussi moins lisse et faiblement pointillé, que les épisternes posté- rieurs, sans ótre aussi larges que longs, ont cependant un peu plus de largeur , et que 1' abdomen n'est pas aussi lisse , ses cótés étant légèrement ruguleux et parsemés de petits poils épars, et sur le milieu on apercoit de très-petits points peu serrés, ce qui le rapproclie des espèces à abdomen ponctué et pubescent, sans que ce caractère soit assez prononcé pour qu'on puisse l'y piacer et l'éloigner ainsi de ses affinités naturelles. 101. Chi. scabricollis Chevrolat, Col. du Mex. 1." cent., n.° 45. Long. 9 mill. C'est encore une espèce dont il m'a été très-dif- iìcile de reconnaìtre les affinités, «et c'est à peine si je puis me Hatter de les avoir trouvées, car elle ne ressemble à aucune autre. Les gros points dont sont parsemés le corselet et le pro- sternum m'ont décide à la piacer près du maculatus, dont elle a la plupart des autres caractères. Sa forme est bien plus rac- courcie, et sa taille bien moindre. Sa lète est plus étroite anté- rieurement, avec le col plus renile; les points dont elle est couverte, sont plus gros et plus espacés, les intervalles qui les séparent sont plus lisses; les yeux, le labre, les mandibules, les palpes et les antennes cornine celles du maculatus, ces dernières un peu moins longues. Le corselet est moins rétréci à sa base qui est plus large que l'extrémité, et coupée carrément d'un angle a l'autre, les cótés sont moins arrondis, un peu sinués près de la base, avec laquelle ils torment un angle bien droit, nullement arrondi au sommet; le bord antérieur peu écliancré, avec les angles presque adherents aux cótés du col, arrondis ;ìu sommet; le dessus un peu convexe antérieurement , presque pian à la base, avec une ligne mediane à pinne visible et de chaque coté un sillon large et profohd; tonte la surface, y MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 9T compris les sillons et la rigole laterale , couverte de gros points profonds pilifères , assez rapprochés les uns des autres , le rebord lateral très-fin. Les élytres bien plus raccourcies et plus larges, s'adaptant bien à la base du corselet, de moitié plus larges; la courbe de la base des cótés sensiblement plus forte, la rigole marginale formant un angle très-ouvert avec le bord postérieur de l'ourlet basal ; le dessus un peu convexe , les stries peu pro- fondes et légèrement ponctuées; les intervalles plans, iinement reticules, un peu opaques, avec une rangée de points pilifères à peine perceptibles près de chacun des bords, et un petit nombre de points sur le milieu; le rebord lateral assez fin. Le prosternimi est rebordé entre les hanches, et couvert cornine le dessus de gros points assez serrés qui s'étendent, en s'affai- blissant peu à peu, sur la partie intérieure de ses épistemes, dont la partie extérieure est presque lisse; les épisternes posté- rieurs sont plus longs que larges, mais encore assez larges, nullement sillonnés sur les bords, et parsemés, ainsi que le còtès du métasternum, de points plus pètits que ceux du pros- ternimi ; on peut dire que l'abdomen est plutòt lisse , quoiqu'on y apercoive de très-petits points pilifères peu nombreux. Les pattes sont peu allongées ; le dessous des tarses est parsemé de 1 petits poils; les articles dilates des tarses des males sont assez grands, mais nullement transversaux. Le dessus est d'un vert nullement cuivreux et peu luisant; plus terne sur les élytres, dont toute l'extrémité est occupée par une grande tache jaune très-échancrée sur la suture et un peu dentelée antérieurement, et qui se prolonge moins en avant le long du bord lateral que sur le milieu ; les points ocellés latéraux s'y dessinent en noir ; les épisternes deviennent jaunàtres postérieurement , leur base et le dessous du corps sont d'un noir brunàtre; l'anus a une étroite bordure jaune; le labre est brun, avec les bords plus clairs; les mandibules sont d'un brun noiràtre; les palpes, Ics antennes et les pattes d'un jaune clair , avec la base des cuisses antérieures, celle des appendices postérieurs, ainsi que tous les troclianters noiràtres. Trouvé par M. Salii' 1 à Orizaba (Mexique). Plusieurs individus. Ann. del Mus. Cir. di sr. Nat. Voi. Vili. 98 CHAUDOIR 102. Chi. quadrinotatus Dejean — Var. Chi. Guerini Gory , Ann. de la soc. ent. de Franc. 1833, p. 217 (Conf. Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 221). Long. 19-21 mill. Quoique voisin du maculatWj il en diffère par les caractères suivants. Les points de la surface du corselet sont proportionnellement moins gros et moins rapprochés les uns des autres, excepté le long de la base; la pubescence des élytres est bien plus dense et plus apparente ; la ponctuation du prosternimi est moins forte et moins serrée, et ses épisternes ne sont ponctués légèrement qu'intérieurement ; les épisternes postérieurs sont aussì bien moins ponctués et presque lisses. Les pattes sont bien plus ro- bustes, surtout dans les màles, et dans ce dernier sexe la partie inférieure des jambes postérieures est arquée. Pour le reste je renvoie à la description du Species. Il n'a été encore rencontre, je crois, que dans les possessions fraricaises sur le Senegal. 103. Chi. scapularis Chaudoir. Long. 12 mill. Il présente les caractères du maculatus , à part les épisternes antérieurs qui sont à peu près lisses. Sous le rapport du dessin, la bordure des élytres se dilate à l'épaule en forme de tache arrondie; la bande transversale du milieu, rétrécie près de la bordure, se dilate sur le disque en forme de tache un peu ronde, la tache antéapicale est aussi ronde et occupe trois intervalles. Le cor- selet, moins dilaté sur le milieu des còtés, y est moins arrondi et n'a plus cet aspect hexagonal, il est moins transversai, la sinuosité postérieure des còtés est plus marquee; les angles postérieurs forment une légère saillie, nullement arrondie au sommet; derrière eux, la base est légèrement oblique et très- légèrement arrondie; le dessus, ponctué de mème, est moins convexe, et il n'y a point d'impressions transversales , le milieu de la base est presque noir, les còtés et le devant sont d'un vert bien plus cuivreux. Les élytres ont un peu moins du double de la largeur du corselet, et sont un peu moins allongées, leur base et leur extrémité sont confonnées cornine dans le tnacu- latus; l'angle huméral est plus marqué; le dessus est plus piane, les strips sont plus fines et ne sont gùères ponctuées; les in- MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 99 tervalles, tout à fait plans, sont plutòt pointillés quo granu- leux; le dessous du corps est ponctué de mème; les bords de l'abdomen sont pareillenient bordés de jaune; les antennes sont moins longues , ainsi que les pattes ; la coloration de ces parties et des palpes est bien plus rouge, et mème le dessin des ély- tres est moins pale. J' en possedè trois individus venant du Bengale. 104. Chi. maculatus Dejean. Long. 14-15 l / 2 mill. Je chercherai à completer par une description comparative celle du Species. Par le dessin des élytres il se rapproche plus du Lafertei que du transversalis ; comme dans celui-ci, il y a une bordure jaune laterale, qui depuis l'épaule jusqu'à la bande transversale, s'é- tend presque jusqu'à la septième strie, mais qui, après la bande, ne teint en jaune clair que le rebord lateral et ne se dilate point à l'extrémité; la bande, qui adhère à la bordure, et s'é- tend jusqu'à la troisième strie , est placée un peu plus en avant que la tache du Lafertei, et elle est très-dentelée sur ses bords ; la tache postérieure, placée comme dans ce dernier, est plus grande, oblongue, et va de la seconde à la quatrième strie. Téle comme dans le transversalis, plus finement ruguleuse , mais en revanche plus distinctement ponctuée sur les còtés et la partie postérieure du front, dont les impressions antérieures sont bien moins marquees. Corselet tout aussi court, et presque transver- sai, un peu hexagonal, atteignant son maximum de largeur vers le milieu , où les còtés sont fortement arrondis , tandisqu'ils ne le sont guères avant et après le milieu; très-rétréci vers la base et mème encore un peu plus vers l'extrémité; très-légère- ment et brièvement sinué devant les angles postérieurs, qui sont obtus , et dont le coté postérieur est assez arrondi ; la base visiblement bisinuée; le bord antérieur faiblement échancré, avec les angles non avancés, obtus, un peu arrondis au som- met; le dessus bien plus convexe que dans le transversalis, sur- tout antérieurement , et descendant fortement vers les angles antérieurs, couvert de points assez serrés, plus gros que dans cette espèce, mais en revanche moins ruguleux; impressions basales moins profondes; rebord lateral un peu moins relevé. 100 CHAUDOIR Elytres offrant les mèmes proportions, mais plus rétrécies vers la base, et plus acuminées vers l'extrémité; moins parallèles sur les cótés , qui décrivent une courbe moins forte derrière les épaules où la rigole marginale forme avec le bord postérieur de l'ourlet basai un angle assez ouvert, mais visible, plus convexes; les stries plus ponctuées antérieurement , les intervalles tout aussi densement, mais un peu moins fortement granules, plus fine- ment pubescents. Prosternwm aussi fortement ponctué que le dessus; épisternes et cótés des autres parties du sternum cou- verts d'une ponctuation plus fine et peu serrée. Abdomen presque lisse, assez largement teint en jaune sur ses bords. Antennes plus fines et plus longues, pattes plus allongées, les tarses re- vètus de petits poils en dessus ; ces parties et celles de la bouche colorées de mème. Outre le type de Dejean, j'en possedè deux individus venant du Deccan. Dans plusieurs autres individus rap- portés par M. de Castelnau du royaume de Siam, les angles postérieurs du corselet sont constamment plus arrondis, maisje n'ai pu découvrir d' autres caractères qui permettent de les sé- parer du vrai maculatus. 105. Chi. coscinioderus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 242 = lateralis Boheman, Ins. Caffr. I, p. 149. Long. 12 ì l 2 mill. Par la ponctuation de son corselet cette espèce est intermédiaire entre le lyratus et le notabilis , les points étant plus gros et moins serrés que dans le premier, plus petits et plus nombreux que dans le second. Téle plus large et moins densement ponctuée que dans le lyratus; front presque lisse, yeux plus proéminents. Corselet plus court, plus large, plus ar- rendi sur les cótés, sinué de mème avant les angles postérieurs . qui ne different que par ce qu'ils sont un peu plus aigus; nous avons dejà parie de la ponctuation du dessus, qui est un tant soit peu plus espacée sur le milieu du disque que vers la base et les cótés. Elytres planes, surtout sur le disque, plus larges et plus parallèles; stries très-fines, plus subtilement ponctuées, intervalles tout a fait plans, plus finement granuleux, plus lui- sai its, moins pubescents. Sternum ponctué a peuprès de mème, avec le milieu du métasternum et 1' abdomen lisses. Coloration MONOGRATHIE DES CHLÉNIENS 101 generale presque identique; avant le rameau ou crochet du milieu, la bordure jaune s'étend jusqu'à la sixième strie; après le cro- chet, elle n'atteint que la septième et conserve cette largeur jusqu'à sa jonction avec la tacile allongée apicale; l'abdomen, qui est brun foncé, a une assez large bordure jaune; le crochet jaune adherent au milieu de la bordure des élytres manque quelquefois, et c'est un individu pareil, venant du Cap de Bonne Espérance, que j 'ai décrit; j'en ai vu depuis plusieurs individus à dessin normal des élytres, venant de di verses parties de la Caffrerie (Natal, N'gami, Longkloof). 106. Chi. cosciniophorus Chaudoir. Long. 11 l J 2 mill. Je l'avais confondu avec le precedent, mais je suis maintenant d'avis qu'il en est spécifiquement distinct. La lète est un peu moins large, encore moins ponctuée; les yeux sont encore plus saillants, presque hémisphériques; le corselet est moins court, plus rétréci à sa base, encore plus arrondi sur les còtés, plus convexe anté- rieurement, ponctué de marne; les angles postérieurs cornine dans le coscinioderus ; les élytres sont un peu plus ovalaires, à peuprès aussi larges, un peu plus convexes; les stries et les intervalles semblables, mais ceux-ci couverts d'une pubescence dense et très-apparente; la ponctuation du presternum et encore plus celle des còtés du métasternum et de ses épisternes est moins forte. Tòte et corselet d'un vert plus cuivreux; élytres bien plus ternes; la première moitié de leur bordure laterale s'étend jusqu'à la cinquièìne strie, après la bande mediane qui est assez large et atteint la* troisième strie , la bordure n'a qu'un moment la largeur de deux intervalles, et bientòt elle se rétrécit, n'occupant plus que le neuvième intervalle , et se prolonge ainsi jusqu'à la tache apicale qui n'y touche que par sa pointe. Tout l'abdomen est jaune comme dans le lyratus, avec une tache brune devant les cuisses postérieures. Un male et une femelle venant du Senegal. 107. Chi. notabilis Lafertè, Rev. et Mag. de Zool. 1851, p. 221 Long. 10 1 / 2 -ll mill. Tète un peu plus étroite que dans le cosci- nioderus, yeux un peu plus saillants; corselet plus étroit et moins court, avec les angles postérieurs obtus et nullement precedes d'une sinuosi té, le dessus plus convexe, couvert de points aussi 102 CHAUDOIR nombreui mais plus gros. Elytres a peuprès cornine eelles du cosciniophorus j inter valles des stries un peu plus con vexes, pu- bescence moins apparente; le dessin presque semblable; la tacbe postérieure n'atteint la bordure dans aucun de mes quatre indi- vidus; les épisternes antérieurs sont criblés de points bien plus gros que dans le coscinioderus; ceux postérieurs sont au contraire bien moins ponctués et plus lisses; l'abdomen est colore de mème, les antennes sont entièrement testacées. M. Boccandé l'a trouvé dans les possessions portugaises sur le Senegal. L'individu du Senegal dont fait mention M. de Laferté se rapporto au cosci- niopltorus. 108. Chi. anthracoderus Lafertè, Rev. et Mag. de Zool. 1851, p. 347. Long. 12 mill. Il y a lieu de s'étonner que l'auteur n'ait pas plutót compare cette espèce à l'atigustalus, dont elle dift'ère par sa taille plus grande, son corselet sensiblement plus allongé, et qui dopasse en longueur relative celui de toutes les espèces de ce groupe; un peu moins ponctué en dessus; ses élytres un peu plus longues, et dont la bordure, plus large, car elle s'étend jusqu'à la septième strie, est un peu dilatée et den- teile à l'extrémité, quoique moins que dans le denticulatus ; ses antennes plus fortes et plus longues, ainsique les pattes; les épisternes postérieurs moins ponctués. La coloration est la mème , à part les élytres qui sont plus verdàtres. J'en possedè quatre individus pris par M. Boccandé dans les possessions portugaises du Senegal. Note. Dans les espèces qui font partie de ce groupe on ob- serve les caractères suivants. La tète est plutót allongée, lisse, luisante, fort peu ponctuée; le labre est tronqué carrément, les mandibules sont peu avaneées, lisses, aigues et arquées, les palpes sont grèles, très-nettement tronqués, mais pas élargis à l'extré- mité; les antennes longues, atteignant le tiers de l'élytre, grèles; le troisième article est revètu de petits poils et plus long que le suivant; le menton a des lobes divergents, et une dent sub- binole étroite au milieu de son échancrure; le corselet a une forme particulière , il est généralement assez étroit , surtout trés-convexe, lisse, à l'exception de quelques points épars, le MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 103 rebord lateral est très-fin, et de chaque coté de la base il porte un long sillon profond, étroit et parallèle à la ligne mediane; les élytres sont bien plus larges que le corselet, de forme al- longée, assez parallèles, passablement con vexes, avec les inter- valles des stries lisses ou tout au plus ponctués sur les bords; la rigole marginale forme un angle plus ou moins marqué à sa jonction avec le bord postérieur de Tourlet basai; la base des còtés dessine une courbe assez forte vers Tépaule, qui est ar- rondie; le prosternum est rebordé entre les hanches et à peu- près lisse, au moins postérieurement, ses épisternes sont couverts de points généralement assez grands, mais peu profonds, dans la plupart des espèces, lisses dans quelques unes; les épisternes postérieurs sont plus longs que larges, mais peu allonges, peu étroits, plus ou moins ponctués, sans sillons; l'abdomen est presque lisse, et s'il y a une ponctuation, elle est très-legère et trés-clair-semée. Les pattes sont assez longues, et grèles; le dessus des tarses est lisse et glabre; les articles dilates des males sont plutòt un peu plus longs que larges. Les élytres sont pour la plupart bordées de jaune; cependant dans quelques espèces la bordure est peu visible, dans d'autres elle disparait tout à-fait, ou n'est visible qu'au bord apical; quelquefois elle se dilate fortement à l'extrémité. 109. Chi. angustatus Dejeax, = cinetipennis Boheman. Ins. Caffr. I, p. 148. Long. 9-11 l / 2 mill. Tète assez petite, un peu plus longue que large, lisse, à part quelques petits points entre la partie postérieure des yeux qui sont assez saillants, sans impres- sions entre les antennes, et avec un étranglement à peine visible entre le front et le col, qui est assez gros. Corselet plutòt un peu plus étroit que la tète avec les yeux, un peu plus long que large, fort peu arrondi sur les còtés, qui sont assez paral- lèles, ce qui lui donne une forme subcylindrique; bord antérieur légèrement échancré, angles exactement adherents aux còtés du col; base coupée presque carrément, angles postérieurs droits, nullement arrondis au sommet; le dessus très-convexe , surtout antérieurement, descendant verticalement sur les còtés qui sont ti-ès-finement rebordés; ligne mediane fine, peu imprimée, presque 104 CHAODOIR entière, impressions transversales nulles; de chaque còte de la base un sillon étroit, trés-profond, parallèle à la ligne mediane , allant de la base jusque vers le milieu, où il s'affaiblit, un peu plus rapproché du bord lateral que de la ligne mediane; la surface parsemée d'un petit nombre de points assez marqués, éloignés les uns des autres, assez régulièrement distribués, un peu plus gros vers la base. Elytres à peuprès du double plus larges que le corselet, do moitié plus longues que larges, plus parallèles dans le male que dans la femelle, tronquées à la base, avec les épaules carrées, mais largement arrondies; la rondeur des còtés derrière l'épaule assez forte, l'extrémité nul- lement sinuée peu obtusément arrondie, le dessus assez convexe, assez fortément strie, les stries fines, fmement crénelées au fond, les intervalles très-finement chagrinés, assez luismts, surtout dans les màles, un peu con vexes dans leur partie antérieure, aplanis en arrière, avec des points à peine perceptibles peu nombreux, places en ligne sur chaque bord, et de chacun des- quels sort un poil extrèmement court; ces poils ne forment pas de pubescence; il y a à coté de l'écusson un long rudiment de strie ; le rebord lateral est assez étroit et finement relevé ; l'ourlet basai, assez étroit, dopasse les angles du corselet. Sternum lisse; prosternimi arrondi et bien rebordé entre les lianches; épisternes antérieurs con vexes et très-grossièrement ponctués, les intérme- diaires presque lisses, les postérieurs finement ponctués; l'abdo- men encore plus finement pointillé; antennes grèles, ne dépas- sant guères le quart de l'élytre; palpes minces, tronqués carrément au bout, mais pas élargis, pattes minces, modérément allongées. Tòte et corselet d'un vert cuivreux assez brillant en dessus, élytres d'un vert plus obscur, moins brillant, rarement un peu cuivreux, avec une bordure d'un jaune pale, qui ne dopasse pas la huitième strie, et ne s'élargit que fort peu et sans dentelures a l'extrémité, les épipleures de mème couleur, ainsique les an- tennes, les palpes, l'intérieur de la bouche, le labre et les pattes; le dessous du corps, y compris la tòte, est d'un noir peu brillant (sans reflets irisés), l'abdomen est moins foncé, un peu brunàtre, avec une bordure étroite jaunàtre; mandibules et mentoli bruns. M0N0GBAPH1E DES CHLÉNIENS lOo L'examen d'un nombre plus considerable d'individus m'a con- vaincu que le cinctipennis de la Caffrerie ne différait pas speciti- quement de Yangustatus des possessions francaises et portugaises du Senegal; le premier est généralement un peu plus grand, les élytres sont plus métalliques, quelquefois le corselet est lé- gèrement arrondi antérieurement sur les còtés. M. de Laferté a oublié cette espèce dans l'énumération de celles qu'a rapportées M. Boccandé. 110. Chi. melancholicus Laferté, Rev. et Mag. de Zool. 1851, p. 346. Long. 12 l j 2 mill. Cette espèce, qui n'est pas, cornine je l'avais crii, identique avec Yangustatus J en est cependant très- voisine. La partie postérieure du front, entre les yeux, est plus ponctuée; le corselet est un peu moins long que large, moins rétréci dans sa partie postérieure, il y a un peu plus de points imprimés sur sa surface; les élytres sont relati vement plus am- ples, ayant d'ailleurs la mème forme, le disque est moins con- vexe; les intervalles des stries plus plans et moins chagrinés, plus luisants ; les bords latéraux de l'abdomen ne sont pas jaunes. Le reste est cornine dans Yangustatus. Je ne possedè et ne con- nais que l'individu 9 qui a été . décrit sous ce noni par M. de L:iferté, et qui a été trouvé par M. Boccandé dans les posses- sions portugaises du Senegal. 111. Chi. amauropterus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 226. Long. 12-12 */ 2 mill. Encore tròs-voisin de Y angu- stili as; élytres et abdomen bordés de jaune comme dans cette espèce, les premieres plus noires et plus ternes; col un peu plus renile; corselet un peu plus arrondi vers le milieu des còtés, presque pas visiblement ponctué; élytres un peu plus ovalaires courbe de la base des còtés derrière l'épaule moins forte, les intervalles plus aplanis postérieurement; la ponctuation des épi- sternes antérieurs un peu moins forte. Le type de ma première description m'avait été envoyé par Parreyss, cornine venant de Nubie; depuis lors, il a été pris assez abondamment par M. Raf- fray à Adouah en Abyssinie; je possedè deux individus de cette provenance. 112. Chi. tlenticulatus Ijejeax; — Var. datus Erichson, Wiegm. 106 CHAUbOllt Arch. 1843, I, 218; = Goudoli Chaudoir, Bull, des Nat. de Moscou 1856, II, 228. Long. 10-13 mill. Par sa forme il res- semble aussi beaucoup à Y angustatus ; il serait difficile de trouver une difference appreciable dans celle de la tòte et du corselet de ces deux espèces, mais ce dernier est moins ponctué en dessus, excepté vers la base, et les points sont plus petits. Les élytres sont plus larges, plus ovales, par consequent moins parallèles, les intervalles s'aplanissent en arrière. Le dessus du corps est d'un vert clair, quelquefois un peu cuivreux sur le corselet, rarement sur les élytres; la bordure jaune est bien plus large, elle couvre le rebord et les trois intervalles externes, et entame quelquefois mème le quatrième, elle se dilate un peu le long du boni postérieur, et son bord antérieur y offre deux à trois dents ou gradins; la bordure de 1' abdomen est bien plus large. J'en possedè plusieurs individus provenant des possessions fran- chises du Senegal. Var. elatus Erichson. Malgré la difference constante dans la largeur de la bordure des élytres , qui ne couvre que deux inter- valles externes, cornine il n'y a aucune autre difference ni dans la forme, ni dans la coloration, je continue à n'y voir qu'une variété locale du denùculatus , qui habite le haut Senegal et les possessions portugaises sur ce fleuve. 5 individus. Mon Chi. Gou- doti n'en est qu'un individu de grande taille, (13 mill.) indiqué probablement par erreur cornine venant de Madagascar. 113. Chi. sellatus Dejean; Lafertè Rev. et Mag. de Zool. 1851, p. 346. Long. 14 l j 2 -\l l / 2 mill. Cette espèce, qui ressemble beaucoup en grand au denùculatus , a le corselet aussi allongé, aussi convexe et aussi cylindrique que celui de Yanthracodenis, mais son extrémité antérieure est plus rétrécie vers le col qui est aussi plus étroit; la base est un peu moins rétrécie que dans le denùculatus, et la surface est ponctuée de mème; les élytres sont plus allongées, en ovale plus long, avec les cótés quelquefois un peu parallèles, le dessus est un peu plus convexe, les stries ne sont guères ponctuées; le huitième intervalle est un peu plus largo et le neuvième plus étroit; la tèto, le corselet et les ély- tres sont colorés généralement cornine ceux du denùculatus,, mais MONOGRAFHIE DES CHLÉNIENS 107 dans le type de Dejean les élytres sont bleues, et la bordure jaune couvre antérieurement une partie du quatrième intervalle (à partir du bord lateral), tandis que dans les quatre autres individus que je possedè, elle ne dopasse pas dans sa moitié antérieure le milieu du troisième. Celle de l'abdomen est assez large, et quelquefois tout l'abdomen est plus ou moins brun, avec les bords plus clairs. Les articles des antennes sont plus allonges, et leur coloration est plus pale; les pattes sont plus longues, et les tarses rembrunis. L'indi vidu de la collection De- jean, qui est le plus petit, provient des regions supérieures du Senegal; les autres ont été pris par M. Boccandé dans les pos- sessions portugaises sur ce ileuve. Dejean a eu tort de comparer cette espèce au cylindricollis qui a un corselet assez different. 114. Chi. nubicus Chaudoir. Long. 12 1 / 2 mill. Quoique voisin du sellalus, il en diffère par plusieurs caractères. Le corselet est moins long, quoiqu'il soit encore un peu plus long que large, sa forme est plus carrée, son extrémité antérieure n'est pas aussi rétrécie, et la partie antérieure est moins arrondie; le dessus n'est plus aussi convexe antérieurement, et ne descend pas aussi fortement vers les angles antérieurs; la ponctuation n'est pas plus serrée, mais les points sont un peu plus marqués. Les élytres sont aussi longues, mais plus étroites et assez parallèles; elles sont plus planes, moins luisantes, les stries sont un peu plus distinctement ponctuées, les intervalles presque plans; la ponctuation des épister- nes est plus faible ; la tète et le corselet sont colorés de mème , les élytres sont d'un vert noiràtre assez terne; leur bordure occupo trois intervalles, et se rétrécit un peu vers le milieu; à l' extré- mité elle est dilatée et dentelée cornine dans le deìiùculatus. Le dessous du corps, les antennes, les palpes et les pattes offrent la mème coloration. Le seul individui que je possedè vient de Nubie, et m'a été donne par M. Felder. 115. Chi. cylindricollis Dejean. Long. 13 mill. Il s'éloigne encore un peu plus que le precedent du type du dentìculatus et de Yangustatus, par son corselet moins étroit, moins cylindrique et moins convexe; le col est moins rétréci que dans le sellatus, des petits individus duquel il atteint la taille; le corselet n'est qu'aussi 108 CHAUbOlU long que largo, assez carré, peu arrondi sur la partio antérioure des còtés, bien moins bombo antérieurement, et deprime trans- versalement près de la base entre les sillons latéraux, ponctué cornine dans le nubicus; les élytres ont à peuprès la forme de celles du sellatus, mais elles sont moins convexes, plus ternes; les stries sont, assez distictement ponctuées; les intervalles plus plans, surtout postérieurement, plus visiblement chagrinés; la ponctuation des épisternes est bien moins serrée, quoique les points, soient moins serrés; la bordure des élytres ne couvre que les deux intervalles externes, quelquefois mème elle n'atteint que le milieu du huitième; postérieurement elle est peu dilatée , et légèrement dentelée ; le bordure de l'abdomen est assez étroite. Le reste est cornine dans le sellatus. Deux de mes individus viennent du Cap de Bonne Espérance, le troisième de Natal. J'en ai vu un certain noinbre dans la collection du Musée Ci- vique de Gènes, et au Musée de Berlin. M. Raffray l'a retrouvé près de Zanzibar (I. de Pemba). 110. Chi. prolixus Erichson, Wiegm. Arch. 1843, I, p. 217. Long. 17 mill. Cette belle espèce diffère du sellatus, dont elle atteint la taille, par son corselet encore moins étroit que celui du cylindricollis , proportionnellement plus grand, encore moins convexe, ponctué de mème, mais plus luisant; par ses èkjtres un peu plus allongées, plus parallèles, plus planes sur le disque, à stries bien plus visiblement ponctuées, surtout antérieurement, et dont la bordure ne couvre que le rebord et le neuvième in- tervalle, ne se dilatant que vers l'extrémité où elle est légère- ment dentelée. Le reste et la coloration sont cornine dans le culindricollis. Deux individus venant d'Angola. 117. Chi. attenuatus Klug, Ber. ùb. Madag. Ins. 1833, p. 41. = Chi. madagascaricus Castelnau, Rev. ent. de Silberm. 1833, 1, p. 32. Long. 11-13 mill. Cette espèce tient du cylindricollis et du dentieulalus , se rapprochant du premier par la forme du corselet, et du second par celle des élytres. Le premier est un peu moins allongé, un peu moins convexe, un peu plus rétréci vers la base; celles-ci ont la forme ovale et peu allongée de celles du de Mie alai us, et sont pour le moins aussi convexes et MONOGRAPHIE DES OHLÉNIENS 109 striées de mème; la bordure des élytres ne dopasse pas la hui- tième strie, s'élargit à peine à l'extrémité et n'y est pas den- telée ; la Lordure de l'abdomen est extrémement étroite; la coloration des élytres est d'un vert beaucoup plus foncé, légè- rement bronzé; le reste est cornine dans le cylindricollis. Quatre individus pris jadis par Goudot à Madagascar. La Chi. poricollis Fairmaire, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1868, p. 750, n'en est probablement qu'une varieté. 118. Chi. similis Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 227. Long. 13 mill. Très-voisin du cylindricollis ., dont il dit- tare par le corselet qui est d'un soupeon moins long et qui est couvert de points imprimés plus gros et un peu plus abondants, la ligne mediane est plus imprimée ; les élytres ne different guéres par la forme, mais elles sont plus convexes, les stries ne sont guères ponctuées; les intervalles sont plus bronzés; la bordure jaune ne dépasse pas la huitième strie, ne se dilate guère et n'est point dentelée à l'extrémité. Pour le reste, il est cornine le cylindricollis. Je ne possedè que l'indi vidu que j'ai décrit en en 1856, et qui faisait partie de la collection Gory, où il était indiqué cornine venant du Senegal. 119. Chi. laeteviridis Chaudoir = marginatus Castelnau, Not. on Austr. Col. p. 62. — Var. Chi. Darlingensis Castelnau, ibid. Long. 12-14 mill. Le marginatus Dejean est un insecte bien diffe- rent, et que M. de Castelnau n'a pas connu. L'espèce que M. de Castelnau dit avoir pris abondamment dans la péninsule malaise est ìejavanuSj qui se trouvait panni les insectes de cette localité pro venant des chasses de cet entomologiste, mais il est également bien distinct du laeteviridis,, qui est reconnaissable à sa couleur vert-clair (prasinus), à la pubescence plus marquee des élytres, et dont le corselet différe de celui du javanus par ses còtés bien moins arrondis. Téle un peu plus courte que dans le cylindri- collis, yeux plus saillants. Corselet presque de la mème forme, mais d'un soupeon plus court; un peu plus aplani sur les còtés de la ligne mediane, qui est plus profonde; les points de la surface sont plus gros, et sont distribués sur deux lignes irré- gulières sur le disque de chaque coté de la ligne, avec quelques 110 CHAUDOIR autres épars vers les còtés. Le forme des élytres est égalément la mème, mais elles sont moins convexes; les stries, plus fines, sont assez distinctement ponctuées, surtout antérieurement ; les intervalles, un peu tectilbrmes vers la base, s'aplanissent vers l'extrémité; les points, ordinairement imperceptibles , places le long de cliacun de leurs cótés, sont ici un peu plus visibles, et de chacun d'eux sort un petit poil, qui produit une pubescence un peu plus marquee que dans les espèces voisines, surtout postérieurement et vers les cótés. La bordure jaune ne dopasse pas la huitième strie, ne s'élargit guères et n'est point dentelée à l'extrémité; il n'y a guères de bordure jaune sur les cótés de l'abdomen; le dessous, les antennes, les palpes, et les pattes sont colorés cornine dans le cylindricollis , les tarses ne sont point rembrunis. Le Darlingensis n'est qu'un individu à intervalles légèrement convexes, venant, ainsique beaucoup d'individus nor- maux de la collection Castelnau, des bords de la rivière Darling. L'espèce est commune dans tout le sud et le sud-est du conti- nent Australien. 120. Chi. tenuicollis Fabricius (Carabus); Dejean, = auricollis Gory, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1833, p. 224 = modestus? Boheman, Ins. Caffr. I, p. 157. Long. 11-12 1 / 2 mill. Sa forme est tout à fait celle de l'angusta (us, mais il n'y a point de bor- dure jaune aux élytres, qui n'ont que les épipleures de cette couleur, et c'est à peine si quelquefois le rebord lateral est d'un jaune obscur. Il n'y a pas de bordure jaune à l'abdomen; les élytres sont plus noires, quelquefois plus ou moins verdàtres vers la base et les cótés. Téle et corselet un peu plus ponctués; les cótés du dessous en revanche le sont moins. Commini au Cap de Bonne Espérance; on le rencontre aussi au Natal, et c'est ce qui me fait penser que le modestus se rapporte à cette espèce. 121. Chi. cupripennis Ciiaudoir. Long. 11 l / 2 mill. Charmante espèce qui par l'absence plus ou moins complète de bordure laterale jaune aux élytres, ressemble au tenuicollis , mais au lieu d'etre noires, celles-ci sont d'une belle couleur cuivreuse brillante, passant au vert clair le long des bords. Tète et cor- MONOGRAPHIE DES OHLKNIENS 111 selet verts, le milieu de ce dernier très-légèrement cuivreux; la bordure des élytres extrèmement étroite; les épipleures rou- gèatres. Tète un peu plus large; corselet un peu plus court et un peu plus arrondi sur les còtés; les points de la surface bien moins nombreux, la ligne mediane moins imprimée; élytres un peu plus larges, surtout vers les épaules, et un peu plus courtes. Les parties testacées plus foncées, les huit derniers ar- ticles des antennes bruns. M. Raffray l'a trouvé en Abyssinie, et j'ai décrit l'individu (ES OHLÉNIENS 121 du mentoli sunt plus longs, plus étroits, plus pointus, et sur- tout Lien moins divergente, et que le coté inférieur des cuisses antérieures forme à sa base un angle droit plus ou moins ar- rondi au sommet dans le male, et qu'il est relevé en carène aigue le long du coté antérieur de l'excavation qui en creuse le dessous, cependant dans quelques espèces, cet angle s'oblitère un peu. Les mandibules sont modérément avancées, fortes et aigués; les antennes grèles, atteignent plus ou moins le tiers de l'élytre; le troisième article est sensiblement plus long que le suivant et garni de poils; le labre est tronqué carrément, la dent du menton est forte et bien bifide; le prosternum est re- bordé entre les banches, peu ponctué ainsi que ses épisternes, mais revètu de quelques poils; les épisternes postérieurs sont un peu plus longs que larges, plus ou moins ponctués, sans sillons latéraux; les eòtés de l'abdomen sont aussi un peu pointillés; le dessus des tarses est parsemé de quelques poils; les tarses antérieurs des males sont fortement dilates; le second article n'est cependant pas bien plus large que long. La rigole mar- ginale des élytres forme à l'épaule un angle bien marqué avec l'ourlet basai. En general il y a une bordure jaune aux élytres. 142. Chi. Latreillei Lafertè (Epvmis), Rev. et Mag. de Zool. 1852, p. 66. Long. 23 mill. Il est très-voisin du Boccandei. Ses élytres sont, dans la femelle, seul sexe que je connaisse, plus courtes et plus larges que dans le mème sexe du precedent. La ponctuation de la tète, distribuée de mème, est plus forte; le corselet est couvert de points bien plus gros et qui se confon- dent, ce qui le fait paraìtre cornine couture (variolosns) ; sa forme est d'ailleurs la mème. Outre la difference dans la forme des élytres, les intervalles impairs sont distinctement tectiformes, et leur milieu est dépourvu de la ponctuation dense qui en couvre les còtés et les autres intervalles, mais sur l'espace lisse on aper- coit une ligne de points enfoncés plus gros. Tout le dessus du corps est d'un noir assez terne; la bordure jaune des élytres ne s'élargit nullement à l'extrémité; le reste est cornine dans le Boccandei. Il halite également les possessions portugaises sur 122 CHAUDOIR le Senegal. Cette espèce aurait besoin d'etre étudiée sur une sèrie d'individus. 143. Chi. fimbriatus Klug {Epomis), Ber. ùb. Madag. Ins. 1833, p. 129. Long. 10"' =22 mill. J'ai vu dans le Musée de Berlin cette espèce que l'auteur compare au circumscriptus , mais qui est plus grande et qui est plutòt extrèmement voisine du La- treillel; « thorax confertim punctatus, punctis magnis; elytra confertim punctata, interstitiis obsolete carinatis; nigroaeneus, elytris violaceo-micantibus , eorum limbo, antennis pedibusque Havis » . Ce Musée possedè les deux sexes de cette espèce , prise par Goudot à Madagascar. 144. Chi. cicatricosus Motschulsky {Epomis), Bull, des Nat. de Mosc. 1864, II, p. 344. Long. 9'" = 20 mill. Cette espèce m'est inconnue, mais d'après le peu qu'en dit l'auteur, elle aurait la forme du circumscriptus et sa taille ; elle serait plus large , avec les intervalles des élytres couverts de gros points visibles en dessus. Sa couleur serait d'un vert noiràtre en dessus, avec le bord des élytres testacé. Il la place dans la mème division que les Duvauceli et armeniacus == Dejeani. La description a été faite sur une femelle venant de Lenkoran (mer Caspienne , fron- tières de la Perse). 145. Chi. Duvauceli Dejean (Epomis). Long. 20 mill. Cette espèce, facileinent reconnaissable à sa belle couleur bleu mat en dessus, a la taille du circumscriptus, avec des élytres plus élargies. La lète et le corselet sont ponctués cornine dans le Boccandei, mais la première est un peu plus étroite, le second est plus rétréci vers la base que dans le circumscriptus, et il n'y est pas plus large que dans la vai*, senegalensis , mais le milieu des còtés est plus arrondi que dans ce dernier, le sommet des angles posté- rieurs est plus droit et n'est guères arrondi, ses proportions sont d'ailleurs les mèmes. Les élytres, moins allongées et plus ovalaires que dans le circumscriptus, sont aussi planes que dans le Boccandei, les stries sont très-distinctement ponctuées ; les in- tervalles, fort peu convexes, sont tous et entièrement couverts d'une granulation assez forte et serrée; la bordure jaune des élytres ne s'élargit nullement à l'extrémité, celle de l'abdomen MONOGRAPHIK DES CHLÉNIENS 123 est étroite; le reste du corps est colore de mème. Il habite le Bengale; 5 individus. 146. Chi. Dejeani (Solier) Dejean (Epomis) (Toy. Cat. Har. et Gemm. p. 218) == Epomis armeniacus Motschulsky , Bull, des Nat. de Mosc. 1864, II, p. 344. Long. 16 V 2 -18 mill. Bien plus petit que le circumscriptus, il se rapproche le plus par la forme du corselet de la var. brevicollis. Téle un peu plus courte, pres- que entièrement ponctuée, excepté sur l'épistóme, le milieu du front et les cótés du col qui sont très-finement ruguleux. Cor- selet carré, moins long que large, aussi étroit à sa base qua l'extrémité, un peu arrondi sur les cótés, qui tombent un peu plus obliquement sur la base ; angles postérieurs subobtus et ar- rondis de mème, le dessus plus pian, surtout sur le disque et le long de toute la base, dont les impressions latérales sont moins fortes; ponctuation semblable; mais un peu plus fine. Élytres moins* allongées , assez parallèles , plus planes ; stries un peu moins ponctuées que chez le Duvauceli, intervalles moins convexes que dans le circumscriptus, mais moins plans que dans le Duvauceli, légèrement tectiformes; l'intervalle suturai lisse, à l'exception d'une rangée de points bien marqués le long de la première strie, les 6 suivants couverts de points bien marqués, peu profonds, distribués sur 3 rangées irrégulières et par con- sequent bien moins serrés que dans le Duvauceli; les deux der- niers dcnsément ponctués; ce mode de ponctuation fait que la pubescence, très-peu visible sur le disque, est plus distincte vers les bords latéraux; en dessous il y a plus de ponctuation sur le milieu des segments abdominaux. Le dessus est vert ou bleu , avec la tète et le corselet plus clairs et plus luisants que les élytres; la bordure des élytres, les antennes, les palpes et les pattes sont plus rougeàtres; la bordure de l'abdomen est très étroite. Quoique visiblement triangulaire , le dernier article des palpes (d 71 ) est moins dilate que dans les precedents. J'en ai des individus de Morée, d'Anatolie et mème de Syrie (Kin- dermann); je n'hésite pas à réunir à cette espèce Y armeniacus de Motschulsky, qui ne connaissait pas le Dejeani. M. Peyron m'écrit quii n'est pas rare à Saint-Jean d'Acre. 124 cHAUboni 147. Chi. pharaonis Motschulsky {Epa mis), Bull, des Nat. dc Mosc. 1864, II, p. 345. Long. 6 1 //" = 13 1 j 2 mill. Je ne sais co que c'est que cette espèce, bien petite pour un Epomis, qui est colorée cornine le Dejeani, avec la tète à peine ponctuée en arrière, le corselet en carré transversal, ponctué cornine chez le circumscriptus > et les intervalles des stries des élytres fortement ponctués dessus. Serait-ce un petit individu du Dejeani? II ha- bite l'Egypte (9). 148. Chi. crcesus Fabricius {Carabus), Syst. Eleuth. I, p. 183; — Dejean (Epomis). Long. 19-22 mill. Cette grande espèce bien connue, se distingue facilement du Boccandei, qui a à peuprès la mème taille , par l'absence de ponctuation sur les intervalles des élytres, qui sont lisses au milieu et n'ont qu'une rangée de points de chaque coté; le huitième cependant est entièrement ponctué; le corselet est plus court et plus large, surtout vers la base, les angles postérieurs sont moins obtus, plus droits, au- cun des intervalles n'est tectiforme, ils sont simplement assez convexes. Outre les individus venant du Senegal, j'en possedè un qui a été trouvé en Nubie. 14Q. Chi. circumscriptus Duftschmid (Carabus), Faun. austr. Il, p. 166. — Epomis circumscriptus Dejean = Carabus cinctus Rossi, Faun. etr. I, p. 212. = Epomis Karelini Mannerheim, Bull, des Nat. de Mosc. 1843, p. 423; == Epomis turcmenicus Motschulsky, Bull, des Nat. de Mosc. 1864, li, p. 345; — Var. (?) Epomis breuicollis Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1843, p. 756. — Var. (?) Epomis senegalensis Gory, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1833, p. 229. — Var. (?) Epomis capensis Gory, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1833, p. 228; Boheman, Ins. Caffi*. I, p. 158. Il m'a été impossible, en comparant plu- sieurs individus, de fixer les limites entre ces formes. En general on peut dire que le brevicollis est plus petit que la forme typi- que, et que son corselet est plus court et plus carré; les élytres sont plus étroites; les cótés des intervalles sont rendus plus iné- gaux par les rangées de points plus distincts; le senegalensis au contraire a les intervalles à peuprès cornine dans le type mais lo corselet soluble plus étroit et plus rétréci vers la base. Tandis MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 125 que le vrai circumscriptus se rencontre dans l'Europe australe et sur les bords de la Caspienne, le brevicollis est propre à la Haute-Epypte ; le senegalensis étend son habitat depuis le Senegal jusqu'au Maroc (Tanger) d'un coté et à la Nubie de l'autre; c'est à cette variété que se rapporte l'individu nubien dont parie Dejean. Quant au capensis, sa taille égale à peuprès celle des petits brevicollis, mais elle est sujette à varier (ll 1 l 2 -20 mill.); les élytres ont la forme élargie et ovalaire du circumscriptus , le corselet est un peu plus court, sensiblement plus étroit à son extrémité qu'à sa base, mais ces caractères sont peu tranches, et ont été observes sur un trop petit nombre d'individus. Il habite l'Afrique australe (Natal, colonie du Cap). 150. Chi. protensus Chaudoir = Epomis Goryi Gray, Griff. Anim. Kingd. I, p. 276, pi. 15, fìg. 5. Long. 21-24 mill. Cette belle espèce est bien distincte du circumscriptus ; je ne la con- naissais pas quand j'ai crù qu elle n'était qu'une variété de cette espèce, et je la croyais identique avec sa var. senegalensis. Elle est plus grande; le corselet, aussi long que large, est plus étroit et un peu plus rétréci vers la base que vers l'extrémité, subcor- diforme, modérément arrondi sur les còtés dans leur partie anté- rieure, tandisque leur partie postérieure est droite et très-légè- rement sinuée; la ponctuation, les impressions et les angles postérieurs sont comme dans le circumscriptus; les élytres sont sensiblement plus allongées, plus étroites et parallèles; les points sur les còtés des intervalles plus serrés et plus marqués que dans le var. brevicollis. Les antennes sont plus fines et leurs articles plus longs. Il est colore comme le circumscriptus, mais la tète et le corselet sont d'un vert plus foncé, et quelquefois d'un bleu obscur. On le rencontre au Senegal et dans la Nubie. J'en dois un individu de ce dernier pays à la bonté de M. Felder. 151. Chi. deplanatus Laferté (Epomis), Ann. de la soc. ent. de Frane. 1851, p. 252, not. 4. Long. 22 V 2 -24 mill. Splendide espèce qui est en dessus d'un beau bleu violet tirant quelquefois sur le vert, et remarquable par son corselet très-cordiforme et ses élytres planes. Tète comme dans le circumscriptus, mais très-lissr <>t brillante, avec quelques petits points près des yeux 126 , CHAUDOIR et entre le front et le vertex vers les cótés. Corselet de moitié plus large que la tòte avec les yeux dans sa plus grande lar- geur, qui est avant le milieu, sensiblement moins long que large, très-cordiforme, très-élargi (ampliatus) dans sa partie an- térieure, avec les angles et toute la première grande moitié des cótés très-fortement arrondis; après le milieu les cótés devien- nent droits et se dirigent très-obliquement vers la base, formant avec elle un angle obtus, arrendi au sommet; le bord antérieur et la base légèrement échancrés; le dessus bien plus pian sur le disque et vers la base, mais descendant assez vers les angles antérieurs; les deux impressions latérales de la base moins pro- fondes et moins longues, la surface plus lisse, ponctuée à peu- près de mème. Elytres de moitié plus large que la partie la plus large du corselet, de moitié plus longues que larges, oblongues; plus parallèles sur les cótés que dans le circumscriptus , mais de forme moins allongée que celles du protensus, bien plus obtu- sément arrondies à l'extrémité, remarquablement aplanies sur tout le disque, descendant peu vers l'extrémité, un peu plus vers les cótés; intervalles bien moins con vexes, sans ètre pour- tant plans, lisses, les rangées de points des còtés serrées, bien marquees et tellement rapprochées des bords que ceux semblent crénelés. Les dessous du corps passablement ponctué et pubescent, la ponctuation disparait cependant le long du milieu du sternum et de l'abdomen. Nous avons parie de la couleur du dessus; la bordure des élytres est cornine dans le circumscriptus , celle de l'abdomen est plus large, le reste est colore de mème, avec les parties jaunes plus testacées. Ailé. Outre le type de la collection Laferté, j'en possedè un individu, venant également du Senegal, qui ma été généreusement donne par M. de Bonvouloir. Quoique tous deux soyent des femelles, la dilatation du dernier article des palpes est assez forte, et pas moindre que dans le circum- scriptus. 152. Chi. nigricans Wiedemann, Germ. Mag. der Entom. IV, p. 110, Dejean (Epomis) = Chi. culminatus Bates, Geod. of Japan, p. 251. = Epomis rugicollis Laferté, Ann. de la soc. .-ut. de Franc. 1851, p. 253, not. 1. Long. 18-20 mill. Téte MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 127 ponctuée, à l'exception de l'épistome, du milieu du front et du col; semblable d'ailleurs à celle du circumscriptus ; corselet offrant les proportions de la var. senegalensis , mais un peu plus petit, visiblement plus rétréci en arrière et plus arrondi sur les cótés, un peu plus cordiforme que chez le Duvauceli, mais bien moins que dans le deplanatus; le dessus un peu plus convexe et un peu plus ponctué, mais moins que dans le Duvauceli; la ligne mediane plus imprimée que dans le circumscriptus. Élytres à peuprès cornine dans ce dernier quant à la forme, un peu plus allongées, à stries distinctement crénelées au fond, avec les in- tervalles tectiformes , lisses au sommet de la còte , mais ponctués sur les deux versants; les points sont serrés, assez grands et disposes sur une ligne irrégulière qui devient quelquefois double; les deux intervalles externes entièrement ponctués. Le dessous du corps pointillé de tnème. Antennes plus fines ; dernier article des palpes tout aussi triangulaire. Tète et corselet d'un cuivreux assez brillant, ordinairement verdàtre sur les cótés; élytres d'un noir peu luisant, quelquefois un peu verdàtre dans les individus des pays plus septentrionaux. (Japon, Chine boreale); tout le reste cornine dans le circumscriptus. L'habitat de cette espèce est très-étendu; on le trouve dans toute la presqu'ìle occidentale du Gange, à Hongkong, à Formose, dans les provinces du nord de la Chine et au Japon. Je possedè deux individus de ce dernier pays, qui sont bien le culminatus de M. Bates, et qui ne diffe- rent que par la teinte légèrement verdàtre ou bronzee des ély- tres. Quant au rugicollis, je ne sais s'il vient effectivement de Java, mais il ne diffère que par la couleur d'un noir un peu violet et métallique de la tète et du corselet, mais e' est évidem- ment purement individuel. L'espèce a été établie sur un seul exemplaire. 153. Chi. elongatus Klug (Epomis) Abhandl. der Beri. Acad. 1833, p. 129. Long. 7 1 / 2 '" = 16 mill. Cet ihsecte, dont j'ai vu le type au Musée de Berlin, est une espèce du groupe des Epomis, mais sans bordure jaune aux élytres, dont le bord in- férieur des épipleures seulement est jaunàtre; il est très-voisin par la forme du circumscriptus, mais il est bien plus petit. Tète 128 CHAUDOIR moins ponctuée; corselet plus étroit; èlytres à intervalles plus ponctués, excepté vers le milieu de ceux intérieurs. Il a été pris par Goudot à Madagascar. 154. Chi. violaceipennis Chaudoir. Long. 22 mill. 9 • Sous ce nom figure au Musée de Berlin une superbe espèce du groupe des Epomis, mais également sans bordure aux élytres, qui sont d'une superbe couleur violet-pourpré, tandis que la tòte et le corselet sont d'un beau noir; yeux assex plans, corselet carré, presque aussi long que large, de la forme de celui du protensus (Goryi); élytres larges, plus lisses, stries ponctuées, ainsique les bords des intervalles. Elle vient du Cap Palmas. 155. Chi. Dohrni Bertoloni (Rembus), Mem. Acad. Bologn. Vili (1857) p. 317, T. 23, fig. 8. Long. 27-28 mill. À part sa co- loration entièrement d'un noir obscur, il est très-voisin des grands Epomis d'Afrique; mais il est plus allonge que le crcesus. Labre, mandibules, menton, palpes et antennes cornine dans cette espèce, celles-ci plus longues. Téte plus ridée sur les cótés du front, moins lisse sur le milieu, plus ponctuée sur le vertex; corselet à peuprès de la mème forme, moins court, moins arrondi sur les cótés, bien plus pian, parsemé de points assez grands mais peu profonds, peu serrés, qui lui donnent une apparence couturée; ligne mediane plus marquée, se prolongeant jusqu'au bord po- stérieur, mais n'atteignant pas le bord antérieur; impressions latérales postérieures moins profondes; l'espace, plus large, qui les séparé des cótés, assez pian, le rebord lateral peu relevé, mais plus large. Élytres moins larges, plus longues, avec la base des cótés beaucoup moins arrondie vers les épaules, bien plus planes, surtout sur le disque, striées de mème; intervalles plus convexes, bordés de mème de chaque coté d'une rangée de points plus nombreux; presque tout le huitième et tout le neuvième couverts de points assez serrés; les petits poils qui sortent de tous ces points, peu apparents; rebord lateral plus large, surtout postérieurement; presternum glabre, non rebordé entro les han- dles, cuneiforme; ses épisternes glabres, parsemés de quelques petits points, épisternes intermediates ponctués le long des bords interne et antérieur, du reste lisses; épisternes postérienrs assez MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 129 grands, plus longs que larges, ponctués et puljescents ainsique les còtés clu metasternum et de 1' abdomen, qui d'ailleurs est lisse; pattes et tarses cornine dans le crcesics. Entièrement d'un noir profond, moins terne en dessous qu'en dessus; l'extrémité du dernier article des palpes ferrugineuse. M. Bertoloni l'a décrit cimine venant du Mozambique, d'ou provennient deux de mes individus; le troisième a été trouvé en Nubie par M. Felder. Le Musée Civique de Gènes en possedè un venant des bords du Bahr el Abiad (Nil blanc); M. Raffray l'a pris à Zanzibar. 156. Chi. aethiopicus Chaudoir. Long. 29 mill. 11 est au moins aussi grand que le Dolimi, auquel il ressemble par la coloration. Téte à peuprès semblable, ponctuée à peuprès de mème; labre, mandibules, palpes, et menton pareils, antennes à articles inter- mediates sensiblement plus dilates que ceux de la base et de l'extrémité. Corselet un peu plus étroit, aussi long que large, moins elargì vers la base, qui est à peine plus large que l'ex- trémité, un peu plus arrondi sur les còtés après le milieu, avec les angles postérieurs un peu obtus et arrondis au sommet; le bord antérieur moins écbancré; le dessus pas plus convexe, fi- nement cliagriné et irrégulièrement parsemé de points bien plus nombreux, mais aussi beaucoup plus petits; partie postérieure du bord lateral moins relevée, impressions basales moins pro- fond.es et plus petites. Elytres offrant les mèmes proportions à peuprès; mais elles se rétrécissent légèrement vers la base; la longueur de l'ourlet basai d'une épaule à l'autre est moindre; son bord postérieur est beaucoup plus arqué; la courbe de la base des còtés vers l' épaule est plus longue et bien plus forte; la ponctuation ou granulation des bords des intervalles est plus fine, ainsi que celle des bords latéraux; la sinuosité de l'extré- mité est plus marquee. Les épisternes antérieurs et intermediates sont presque entièrement couverts d'une granulation fine, bien marquée, et celle des épisternes postérieurs et des còtés du me- tasternum est tout aussi fine; elle s'étend le long du bord ex- terne de l'abdomen, dont la plus grande partie est lisse. Pattes cornine dans le Dolimi. Ce bel insecte provient des mèmes con- trées (Bahr el Abiad ou Nil blanc) et de la mème source que les Ann. del Museo Ci>\ di St. Nat. Voi. Vili. ( < Ì30 THAUDOIR Anthia lume et galla décrites par M. J. Thomson, et m'a été vendu par M. S. Stevens. Je ne possedè que la femelle, mais j'en ai vu un individu male au Musée de Berlin, qui a les an- tennes conformées cornine je les décris. 157. Chi. bicolor Chaudoir. Long. 17-21 mill. Belle espèce d'un vert-cuivreux assez brillant sur la tète et le corselet, et d'un bleu foncé sur les élytres, qui sont à peuprès glabres; dessous du corps d'un noir irisé, labro, palpes, autenues et pattes d'un ferrugineux un peu clair; mandibules brunes, épipleures rous- sàtres. Tète a peuprès cornine dans le spectabills, légèrement rugueuse, plus légèrement ponctuée sur les còtés du front et sur le vertex; yeux encore moins saillants; labre très-légèrement échancré, palpes assez allonges, le dernier article de tous très- légèrement élargi vers l'extrémité qui est tronquée nettement et carrément; antennes plus grèles, surtout extérieurement , at- teignant le milieu de l'élytre, le truisième article très-peu poilu, de moitié plus long que le suivant. Corselet d'un tiers plus large que la tète, plus court que dans le spectabllis, mais pas trans- versal, de forme carrée, un peu moins rétréci aux deux ex tré- mi tés, très-régulièrement, mais modérément arrondi sur les còtés, le bord antérieur un peu échancré, les angles antérieurs un peu avancés, arrondis assez étroitement au sommet, ceux postérieurs un peu obtus, mais largement arrondis, le dessus bien moins convexe, descendant cependant vers les angles antérieurs; lisse, parsemé de points distribués à peuprès de mème, mais plus petits, la ligne mediane plus forte, plus impriniée, entière; les impressions latérales de la base au moins aussi profondes, plus larges, l'espace qui les séparé du bord lateral, au lieu d'etre convexe, est concave, ce qui fait que le bord est assez relevé en cet endroit, autrement il est fin et n'est presque point relevé, se perdant dans l'applatissement des còtés du disque , ce qui fait qti'il n'y a point de rigole laterale. Elytres d' environ moitié plus larges que le corselet, bien plus raccourcies que dans le specta- biliSj environ de moitié plus longues quo larges, ovalaires, plus obtusément arrondies a l'extrémité dans la femelle, que dans le male: plus convexes; Ics strips ;issrts ; il est à peine plus large que la tète , quelquefois presque aussi long que large, un peu moins rétrécr à la base, mais d'ailleurs assez semblable par la forme, plus convexe, plus fi- ni mi Lent rebordé sur les còtés; l'espace entre les sillons latéraux de la base et le bord lateral plus relevé. Élytres plus étroites, moins tronquées et plus arrondies à la base?, un peu plus con- vexes, striées de mème, avec les intervalles plus plans, couverts d'une granulation pareille et d'une pubescence encore plus forte. Antennes et pattes plus grèles et plus longues; l'abdomen très- étroitement bordé de ialine. Le reste commè dans le velutinus. M0N0GRAPH1E DES CHLÉNIENS 14P» Goudot l'a pris jadis assez abondamment a Madagascar. J'en possedè six individus. 178. Chi. togifer Chaudoik. Long. 11 l / 2 mill. Il ressemble un peu par la forme à l'inda (us, mais les élytres ont une large bordure jaune. Téle un peu moins ruguleuse, surtout vers le milieu du front. Corselet un peu plus court, plus sinué derrière, et un peu plus arrondi antérieurement ; angles postérieurs plus ressortants et aigus; dessus plus ponctué sur les cótés et vers les angles postérieurs; impression transversale postérieure plus forte. Élytres plus larges, plus ovalaires, plus planes, les stries plus ponctuées, les intervalles plans, plus finement pointillés. Tòte et corselet d'un vert métallique clair non cuivreux; élytres d'un vert légèrement bronzé plus luisant que dans Yiridiitus, bordées de jaune jusqu'à la septième strie; la bordure se re- courbe un peu vers l'écusson et son extrémité est dentelée in- térieurement ; celle de l'abdomen extrèmement étroite, à peine visible, les huit articles externes des antennes sont un peu rem- brunis; le reste est colore de mème. J'en possedè un individu trouvé par le voyageur Plant à Delagoabay. Le Musée Civique de Gènes en a plusieurs individus, provenant de la collection Castelnau, et trouvés en Caffrerie. 179. Chi. marginipennis Gory, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1833, p. 227 — Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 239. Long. 9 mill. J'ai reconnu que cet insecte se rapprocliait plus du togifer que du limbatus. Il est plus petit. Téle plus renflée à sa base, entièrement et finement rugueuse: avec de petits points peu distinets près des yeux: corselet un peu moins arrondi vers le milieu des cótés et moins fortement sinué en arrière, moins convexe, entièrement ruguleux cornine la tète, et parsemé irré- gulièrement de points distribués à peu près de mème, mais plus petits; impressions basales moins profondes. Élytres moins larges, Légèrement rétrécies vers la base, dont l'ourlet basai est moins long et les épaules plus arrondies ; l'angle forme par la jonction de la rigole marginale avec le bord postérieur de l'ourlet basai, presque aussi marqué; les stries plus fines et moins fortement ponctuées. Ics intervalles plus plans, plus ternes, plus finement 144 CHAUDOIR pointillés. Épisternes antérieurs plus ruguleux ; ceux postérieurs moins longs et plus fortement ponctués; còtés de l'abdomen plus rugueux. Antennes et pattes un pen moins longues. Tòte et cor- selet d'un vert clair peu luisant, rebord lateral de ce dernier jaune; élytres avec le disque d'un vert un peu opaque, et une large bordure jaune qui s'étend jusqu'à la quatrième strie, échan- crée intérieurement un peu après le milieu, et dentelée posté- rieurement à son bord interne; épimères des épisternes posté- rieurs et une assez large bordure à l'abdomen jaunes, le reste du dessous d'un bruii noiràtre, avec un reflet verdàtre sur les épisternes antérieurs; mandibules brunes, labre, palpes, les trois premiers articles des antennes (le reste un peu brunàtre), et pattes d'un jaune pale. Je ne connais que l'individu 9 décrit par Gory, et qui vient du Cap de Bonne Espérance. 180. Chi. limbatus Wiedemann, Germar's Mag. der Entom. IV, p. 112 = amictus Dejean. Long. 10-11 1 / 2 mill. J'avais d'abord rapproché cette espèce du variegatus, mais le peu de ponctuation sur l'abdomen, surtout vers le milieu, l'en éloigne et le rap- proché du togifer, mais le corselet n'est pas cordiforme, et il est mème un peu moins étroit à sa base qua son extrémité; la ponctuation qui le couvre, est plus abondante, et les points sont plus petits, le dessus est plus pian; les élytres sont plus ternes et plus densément pointillées; le prosternum et les épisternes postérieurs sont plus ponctués ; les bords de l'abdomen plus ru- gueux. Pour le reste, je renvoie à la description du Species. Il habite la colonie du Cap, et se retrouve au Natal; cornine Boheman ne le cite pas dans son ouvrage sur les insectes de la Caffrerie; je suis dispose à croire que son similatus s'y rapporte, et qua cette epoque il ne connaissait pas le lim- batus. Plus tard, il est vrai (en 1860), il compare son limbi- pennìs au limbatus, mais il peut avoir appris alors à connaìtre ce dernier. 181. Chi. limbipennis Boheman, Oefv. af K. Vet. Akad. Foerh. I860, I, p. 11, 44. Long. 11 1 j 2 mill. En le comparant au va- riegati/A ((////ictus), Boheman dit: « statura et summa similitudo amidi, nonnihil major, prothorace longiore, remotius profundius MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 145 pimctato, ab ilio fere unice differt » (Antennae flavotestaceae). Pris en Àvril, près du lac N'gami. 182. Chi. virescens Chaudoir, Ann. de la soc. ent. de Franc. 1835, p. 443. = villosulus Brulle, Voy. de d'Orb. Ent. p. 32, pi. 3, fig. 6. Long. 14-15 1 f 2 mill. Brulle a compare cette espèce au fallax = cayennensis. Elle est verte en dessus, à peu près cornine le prasinus, mais le disque du corselet est d'un cuivreux rou- geàtre, le dessous est entièrement d'un noir brunàtre; les man- dibules, les derniers articles des palpes, et les huit derniers des antennes sont bruns, le base des palpes et des antennes, le labre et les pattes sont d'un jaune clair. Tète cornine dans le viridi- frons, ponctuée à peu près de mème, front plus lisse; yeux plus grands et plus saillants. Corselet un peu plus étroit, de fort peu plus large qui 1 la tète avec les yeux, mais bien moins long que large, un peu moins sinué en arrière, les còtés de la base, étant coupés obliquement cornine dans le sericeus, forment avec le coté un angle obtus; le dessus est plus convexe anté- rieurement et plus en pente vers les angles antérieurs; les im- pressions latérales de la base sont bien plus profondes ; la ponc- tuation est tout aussi forte, mais les points sont bien plus èluignès les uns des autres et un peu irrégulièrement distribués. Élytres bien plus allongées, avec les épaules plus arrondies, muins carrées; le dessus plus convexe; les stries très-fines, les intervalles plus finement pointillés. Le dessous du corps plus faiblement ponctué. Antennes et pattes plus longues. Je l'ai dé- crit comme venant du Chili, et Brulle lui donne aussi Valpa- raiso pour patrie, cependant dans la collection Dejean le juvencus Audouin, qui était le nom primitivement donne à cet insecte, est indiqué comme venant de la République Argentine; XAu- douinl Lafertè (Ann. de la soc. ent. de Frane. 1851) vieni soit-disamment de Bolivie. Note. Les espèces de ce groupe présentent les principaux ca- ractères suivants. Le labre est coupé carrément; les mandibules sont modérément avaneées, lisses et aigués; les palpes grèlcs, ti'onqués, mais nullement dilates à l'extrémité; les antennes, asse/, minces, atteignent le tiers dp l'élytre; leur trpisièmé ar- Xnn. del Mus. Civ. di St. Nat. Voi. Vili. 1" 140 OHAUDOIR tide est sensiblement plus long que le suivant et convert de poils assez nombreux; les pattes moyennes, les tarses pas tout à fait glabres en dessus; le prosternum n'est pas rebordé entre les handles, et il est couvert de petits points et de poils; ses épisternes sont plus lisses en arrière qu'en avant et ne sont point glabres; les épisternes postérieurs sont plus longs que larges, pointillés ainsi que le còtés du métasternum et ceux de l'abdomen, dont le milieu est lisse. Le corselet est carré ou subcordiforme , modérément convexe , légèrement diagriné et parsemé de points distribués irrégulièrement sur la surface, avec une forte impression allongée de chaque coté de la base; les élytres sont bien plus larges que le corselet, en ovale al- longe, avec les épaules arrondies, la base des còtés très-arquée wrs l'épaule; la rigole marginale forme un angle bien marqué avec l'ourlet basai , dont les extrémités dépassent peu les an- gles de la base du corselet; les intervalles sont plus ou moins ponctués. 183. Chi. Putzeysi Chaudoir. Long. 13-14 mill. Quoique voisin du villosuliis, il en diffère par sa forme plus étroite ; il est aussi plus petit. Téle plus étroite, ponctuée de mème. Corselet aussi long que large, pas plus large que la tète avec les yeux, les angles postérieurs plus droits, les còtés de la base n'étant guères coupés obliquement, le dessus bien plus convexe, descendant surtout rapidement vers la partie antérieure des còtés; ponctué de mème, les impressions de la base moins profondes, le rebord lateral plus fin. Elytres plus étroites, plus parallèles et un peu plus convexes, striées et pointillées de mème. Coloration iden- tique; corselet d'un cuivreux plus clair et plus verdàtre; an- tennes beaucoup moins rembrunies extérieurement. 4 individus venant des environs de Montevideo, dont deux m'ont été donnés par M. Putzeys. Feu Sivori l'a pris abondamment près de cette ville. 184. Chi. amazonicus Chaudoir. Long. 17 mill. On le recommit facilement à l'ampleur de ses élytres. Il ressemble au PiUzeysi, mais il est plus grand et proportionnellement bien plus gros. Coloration presque identique, tète ci corselet plus euivreux, MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 147 élytres plus vertes, quelquefois bleuàtres. Tète et corselet moins étroits, d'ailleurs presque semblables, et ponctués de mème; ce dernier moins sinué en arrière sur les còtés, avec les angles de la base un peu plus arrondis au sommet; élytres proportionnel- lement plus larges, moins allongées et plus parallèles, sur le milieu des còtés, striées et granulées de mème. Les 5 individus des deux sexes que je possedè ont été trouvés par M. H. W. Bates sur les bords de l'Amazone supérieur. J'avais crù à tort que c'était le peruanus Erichson, qui est un tout autre insecte, très- voisin du leucoscells. 185. Chi. fallax Olivier (Carabus), Entom. I, 3. 35; 71, Tab. IV, tig-. 42 (mon. Castelnau, Etud. entom. p. 82) '= cayennensis Dejean; — Var. aequinoctialis Lafertè, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1851, p. 248. Long. 16-18 mill. Cornine dans les deux precedents, le corselet est plus large que chez le Putzeysi , presque aussi long que large, moins rétréci postérieurement , moins arrondi sur les còtés, qui sont peu ou point sinués, les angles postérieurs sont un peu plus droits; le dessus n'est pas plus abondamment ponctué, et les points sont plus petits; les élytres sont sensiblement plus longues, mème que dans le Putzeysi, et proportionnellemment plus larges, moins convexes; striées de mème, mais les intervalles internes jusqu'au cinquième ou si- xième sont bien moins abondamment et plus faiblement ponctués. Le dessus est quelquefois bleu foncé, plus sombre et plus terne sur les élytres; tantòt la tète et le corselet sont plus ou moins verdàtres; quelquefois le élytres le sont aussi un peu. C'est la coloration des individus de Cayenne; trois individus trouvés par Goudot dans la Nouvelle-Grenade , sont entièment verts en dessus , avec un léger reflet cuivreux sur la tète et le corselet; M. de La- ferté en avait fait une espèce distincte sous le nom & aequinoc- tialis, mais je ne les considère que cornine une variété àufallax, dont ils ne different pas autrement. Le dessous, et les autres parties du corps sont colorées comme dans le Putzeysi; quel- quefois les appendices des trochanters postérieurs sont plus ou moins rembrunis. La forme des épisternes postérieurs est la mème. e. a. d. un peu plus longue que large, et rétrécie cu arrière. 148 CHAUDOIR 186. Chi. Gundlachi Chaudoir. Long-. 22 l / 2 mill. Ce bel insecte ressemble assez par sa forme au virescens, mais le corselet est plus large, la sculpture et la coloration sont tout autres. La tele est presque semblable, mais les points distribués sur les còtés du front, ainsi qu'entre le front et le col sont peu serrés, mais fort gros, les impressions entre les antennes plus marquees, les yeux plus saillants. Le corselet, d'un 1 l j 2 mill, plus large que la tòte avec les yeux, est plus élargi et un peu plus transversal que dans le virescem , moins rétréci vers la base, moins échancré a son bord antérieur qui est un peu sinué près des angles qui sont arrondis, mais un peu avancés; la rondeur des cótés est la mème , mais la sinuosità postérieure un peu moindre , les angles postérieurs sont très-légèrement saillants, mais leur sommet n'est pas aigu, et cornine les còtés de la base sont coupés un peu obliquement, ils sont mème un peu obtus; le dessus est un peu convexe, lisse, la ligne mediane est très-fine et n'est pas im- primée; Ics impressions postérieures sont plus profondes; le rebord lateral est plus gros; il* y a des points aussi gros que ceux de la lète, jetés irrégulièrement sur la surface, séparés, surtout sur le disque par, des espaces assez grands, plus serrés le long de la base. Les élytreSj de près de moitié plus larges que le corselet, et d'un peu moins du double plus longues que larges, sont largement tronquées à la base, parallèles sur les còtés, dont la courbe près des épaules est peu forte, arrondies, subacuminées et sinuées à l'extrémité; le dessus n'est pas tout à fait aussi convexe que dans le virescens; les stries sont lisses et assez fortes; les intervalles, assez con vexes, ont de chaque coté, tout près du bord, une ligne de petits points serrés, de chacun desquels sort un petit poil; à part cela les cinq premiers sont lisses depuis la base jusque bien après le milieu; près de l'extrémité, ils sont couverts de points assez serrés, qui remontent plus en avant sur le deuxième et le quatrième; les sixième et septième sont plus ponctués sur leurs còtés antérieurement, et le sont entiòre- nient à l'extrémité, les deux externes sont complètement ponctués, et la sèrie de points ocellés du neuvième n'est pas interrompue vrrs le milieu: tons les points sont pilifòres: en sorte que là où ItfONOGRAPHIE DES CHLÉNIETMS 149 ils sont plus serrés, l'insecte parait plus pubescent. En dessous le pro-sternum et les cótés du métasternum avec leurs épisternes, sont ponctués, mais la ponctuation n'est ni très-forte, ni très- serrée; les bords de l'abdomen sont aussi un peu ponctués. Les antennes, assez grèles, atteignent le premier tiers de l'élytre, le troisième article est d'un tiers plus long que le suivant et glabre. Les pattes sont moyennes; les articles dilates aux tarses antérieurs des màles carrés, au moins aussi longs que large, le troisième est mème en rectangle. Le dessus est d'un noir ver- dàtre un peu bronzé sur les élytres; le dessous d'un noir bril- lant; le labre, la base des palpes, les trois premiers articles des antennes et les pattes sont d'un brun noiràtre , les deux derniers articles des palpes maxillaires, les liuit derniers des antennes roux. Il a été découvert a Cuba par le D. r Gundlach, et m'a été donne par M. C. A. Dohrn. Il figure aussi dans la collection de M. Chevrolat. 1ST». Chi. Sallei Chaudoir. Long. 20 l j 2 mill. Il est un peu plus petit que le Gundlachi, et sa couleur est en dessus d'un bleu assez foncé, plus luisant sur la tète et le corselet, plus terne sur les élytres. Tète comme dans le Gundlachi, ponctuation distribute de mème, mais les points bien plus gros et les impressions antérieures bien plus fortes. Corselet un peu plus étroit, mais pas plus long, plus arrondi sur les còtés, bien plus rétréci postérieurement, et plus fortement sinué avant les angles postérieurs qui sont comme dans le precedent; bord antérieur simplement et faiblement échancré, le dessus plus convexe, la ligne mediane plus imprimée, le rebord lateral plus mirice, la ponctuation pareille et distribute de mème. Élytres proportion- nellement plus larges et moins allongées, plus ovalaires, plus obtusément arrondies, un peu moins sinuées, un peu plus con- vexes vers l'extrémité; le rebord lateral plus élargi; les stries sont ponctuées, mais les points sont petits et assez éloignés les uns des autres; les intervalles sont un peu plus convexes, ponc- tués à peuprès de mème, mais la ponctuation est moins serrée et moins prononcée; la pubescence est aussi moins sensible; les còtés du dessous sont plus fortement ponctués; le milieu des 150 OHAUDOIK segments abdominaux et l'anus presque en entier sont aussi parsemés de points assez gros, mais peu serrés. Les parties brnnes du Gundlnchi sont noires dans cette espèce. Il habite le Mexique , et se trouve dans la collection de M. Sallé et dans la mienne. 188. Chi. purpuratus Chaudoir. = violaceus Waterhouse, Ann. of Nat. hist. 1841, VI, p. 353. Long. 13-16 mill. Plus petit que le precedent, et en dessus d'une belle couleur violette, le reste étant colore cornine dans le Salici. Téle à peuprès cornine dans le Putzeysi lisse, légèrement ponctuée près des yeux et derrière le front, dont les impressions antérieures sont presque nulles. Corselet un peu moins long que large mais plus long que dans le Sallei, plus étroit que dans ce dernier, mais plus largo que celui du Putzeysi, moins arrendi et moins sinué sur les cótés que dans le Sallei, plus finement rebordé, ponctué à peu près de méme, les points un peu plus petits. Ely/ res un peu plus ovalaires, moins allongées, plus con vexes; stries un peu moins ponctuées, intervalles moins convexes, plus ou moins parsemés de petits points très-épars sur les intervalles internes, plus abon- dants sur les deux ou trois externes, le rebord lateral plus étroit. Tout le reste cornine dans le Sallei. Commun a Montevideo; il varie avec les antennes et les pattes ferrugineuses. 189. Chi. sparsepunctatus Chaudoir. Long. 14-16 mill. Il se rap- proche du 'purpuratus par la ponctuation éparse des intervalles des élytres; la coloration est à peuprès comme celle du Putzeysi mais elle est quelquefois beaucoup plus bleue, surtout sur la tète et le. corselet. Téle comme dans celui-ci, beaucoup moins ponctuée, un peu moins lisse. Corselet plus étroit que dans le virescens,' mais moins que dans le Putzeysi et moins long que large; sinuosité des cótés un peu plus forte, angles postérieurs presque droits, légèrement arrondis au sommet; le dessus de- scendant plus vers les angles antérieurs, mais d'ailleurs pas plus convexe que chez le virescens et ponctué à peuprès de mème. Elytres assez semblables à celles de ce dernier, à stries plus profondes à peine visiblement ponctuées, à intervalles glabres, ou à peuprès, un peu convexes, parsemés de points plus marqués. M0N0GRAPH1E DES CHLÉNIENS 151 mais beaucoup moins serrés, distribués à peuprès sur trois ran- gées irrégulières; dessous du corps plus lisse, assez glabre, épi- sternes postérieurs un peu ponctués. Il habite la Bolivie et l'Uruguay. 190. Chi. nigroscelis Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 257. Long. 14 mill. Il ressemble au purpuralus , mais outre qu'en dessus, il est d'un violet moin vii' et bien plus terne sur les élytres, il a les palpes, les antennes, le labre et les pattes d'un testacé plus ou moins clair ; les huit derniers articles des antennes sont légèrement rembrunis, avec l'extrémité de chaque article plus claire, les appendices des trochanters posté- rieurs et le dessus des cuisses sont d'un brun foncé, les tarses roux. Il diffère en outre par son corselet aussi long que large , bien moins arrondi sur les cótés, ce qui lui donne l'air plus carré; le dessus est moins convexe, la ligne mediane moins im- primée; la ponctuation pareille. Les élytres sont un peu moins arrondies sur les cótés, moins con vexes, les stries distinctement ponctuées, les intervalles presque plans, plus distinctement cha- grinés, plus ternes, et moins ponctués, quoique les points qu'on voit dans le purpuralus ne manquent pas tout à fait, mais ils sont plus petits et moins abondants. Le dessous du corps est aussi moins ponctué. Je n'en connais que le seul individu (e 71 ) que j'ai décrit en 1856, et qui m'avait été envoyé par M. Sahl- berg fils, cornine pris à Cantagallo (prov. de Rio- Janeiro). 191. Chi cumatilis Lecoxte, Ann. Lyc. New-York, V, p. 179; Journ. Acad. Phil. IV, pi. I, fig. 9. Long. 13 1 / 2 mill. J'avais méconnu les affinités de cette espèce en la placant auprès du con I (Collis, elle est bien plus voisine du nigroscelis, quoiqu'elle en diffère par plusieurs caractères qui l'isolent assez. Té te un peu plus courte, chagrinée, un peu ridée sur les cótés du front, et couverte sur le vertex de points peu serrés, assez marqués; yeux peu saillants, sans ètre plans. Corselet un peu plus court, plus rétréci à l'extrémité, et surtout vers la base, plus arrondi vers le milieu des cótés, où il atteint sa plus grande largeur, plus brièvement sinué en arrière; angles postérieurs droits, mais rendus un peu obtus par l'obliquité des cótés de la base, le 152 OHAUDOIH dessus presque plan et descendant seulement un peu vers les angles antérieurs, finement chagriné et terne, quelquefois un peu ride, et plus ou moins parsemé de points distribués cornine dans le nigroscelìs et les espèces voisines; impressions basales bien moins profondes, l'espace qui les séparé du bord lateral aplati. Ely (res a peuprès de la mème forme, stries plus fines, plus ou moins ponctuées, intervalles plans,, un peu plus chagrinés, ce qui leur donne une apparence plus terne, ponctués et pubescents à peuprès de mème. Prosternum rebordé; còtés du dessous plus ponctués. En dessus d'un bleu violet, plus clair et plus vif que dans le purpura tus; en dessous d'un brini très-foncé, presque noir, avec le bord de l'anus jaunàtre; mandibules et labro bruns; antennes, palpes et pattes d'un testacé rougeàtre. Californie (S. Diego et S. Isabel). Plusieurs individus. 192. Chi. Rodriguezi. Chaudoir. Long. 12 1 / 2 -15 mill. Il ressemble un peu au purpuratus, par sa forme et par la convexité des ély- tres , mais il est autrement colore et plus grossièrement ponctué. Téle semblable; corselet un peu moins rétréci vers sa base, ponctué à peuprès de mème, les points plus gros; élytres un peu plus courtes, encore plus con vexes, stries plus fortement ponctuées, intervalles plus convexes, surtout le sixième et le septième dans leur partie antérieure, avec une seule rangée de points plus ou moins gros, pilifères dans la partie postérieure de chaque coté; les huitième et neuvième intervalles guères plus ponctués que les autres; prosternum légèrement rebordé, épisternes postérieurs plus courts, pas plus longs que larges, còtés de l'abdomen un peu plus ponctués, cuisses antérieures du male munies d'une petite dent en dessous à leur base. Peu luisant en dessus, tantól noir, tantót plus ou moins violet, sur la tète, le corselet et le bord des élytres, noir en dessous; mandibules (brunes à l'extré- mité), labre, palpes, antennes et pattes d'un testacé plus ou moins clair, trochanters et appendices postérieurs bruns. Trois individus des deux sexes, communiques par M. Salir , et un qua- trième par M. Putzeys, venant du Guatimala. (Coban). 193. Chi. lateralis BbiullÈ, Voy. de d'Ori). Knt, p. 33. Long. 13 1 / 2 mill. Tète un peu plus étroite que dans Le purpuratus 3 MONOGRAPHIE DES CHLÉNIKNS 153 lisse, et ponctuée de menu 1 sur les cótés et sur le (terrière du front. Corselet à peuprès cornine celui du purpuratits^ mais un peu plus petit, ponetué et ondulé à peuprès de mème. Élytres plus allongées, parallèles, avec la base des cótés décrivant une forte courbe vers i'épaule, l'extrémité plus sinuée et arrondie d'une manière plus pointue; le dessus est plus aplani sur le disque et descend très-peu vers l'extrémité, mais assez fortement et brusquement vers les cótés, les stries, sans ètre profondes, sont bien marquees et crénelées, e. à. d. que les points sont très-rapprochés les uns des autres, ce qui n'est pas le cas dans le nigroscelis par. ex., dont les stries ne sont que ponctuées, les intervalles sont tout à fait plans, assez lisses, quoique peu lui- san ts, et offrent de chaque coté, tout près du bord, une rangée de points assez serrés, bien plus petits et moins imprimés que ceux des stries, et en outre sur les intervalles externes et mème sur les internes, mais plutót vers l'extrémité, on apercok quel- ques petits points épars, cornine dans le nigroscelis; le huitième est cependant assez densément ponetué, cornine dans le purpu- ratus. Le dessous n'est guères plus ponetué que dans le nigro- scelis. Tòte et corselet d'un vert cuivreux , surtout vers le milieu ; les élytres, dont les cinq premiers intervalles de chaque coté de la suture, sont d'un noir terne, (d'après Brulle quelquefois plus ou moins verdàtre), ont les cótés d'un vert peu luisant. Le des- sous du corps d'un bruii plus ou moins foncé; le labre, les palpes vers la base , les trois premiers articles des antennes et les pattes, ainsi que la bouche d'un testacé assez pale; les mandibules , les palpes vers l'extrémité, les liuit derniers articles des antennes et un point à l'extrémité des articles des tarses bruns. L'individu (e/ 1 ) que je possedè m'a été cède par feu Guérin Mén. cornine venant de Bolivie; ceux décrits par Brulle ont été trouvés près des Corrientes dans l'intérieur de la République Argentine (Rin- con de Luna). Note. Il a presque tous les caractères des espèces voisines du sparsepunctatitSj mais le prosternimi est rebordé entre les han- dles, et Ics intervalles 2-7 des élytres sont lisses, avec une rangée de points, seulenient le long de chacun des bords; la courbe 154 CHAUDOii; de la base des cótés des élytres est encore plus forte, et le reste des cótés plus parallèle. 194. Chi. quadricolor Olivier (Carabus), Entom. Ili, 35, p. 77, pi. X, fig. Ill; mon. Schaum, Stett. ent. Zeit. 1847, p. 44. = orientalis Dejean = Pceciloistus laivìcollis? Motschulsky, Bull, des Nat de Mosc. 1864, II, p. 348. = Ambii/genius chlaenioldes Lafertè, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1851, p. 263. Long. 13 l l 2 -I6 mill. Labre coupé carrément; mandibules peu avaneées, palpes assez grèles, le dernier article non elargì, un peu tronqué, antennes assez grèles, assez longues, atteignant bien le tiers de l'élytre, le troisième article parsemé de petits poils, plus long que le suivant; dessous du corps presque lisse, parsemé de petits points légèrement pilifères sur les épisternes postérieurs et les cótés de l'abdomen, rarement sur les épisternes antérieurs; pro- sternum lisse et rebordé entre les hanches ; épisternes postérieurs un peu plus longs que larges, sans sillons; dessus des tarses glabre ; deuxième et troisième articles des tarses antérieurs des ES CHLÉN1ENS 175 comme typiques les individus qui se rencontrent en Abyssinie, nous sorames obliges d'admettre cette espèce, qui diffère du columbinus par sa coloration constante d'un beau violet pourpré sur tout le dessus; son corselet moins parallèle sur les còtés et aussi rétréci à sa base qu'à son extrémité, ses élytres un peu plus courtes, plus convexes, surtout postérieurement, et dont Y extrémité descend Men plus fortement sur le bord poster ieur (dans tous les individus que j'ai sous les yeux); les bords des inter- valles sont distinctement ponctués et pilifères; (l'individu de la coli. Dejean est le seul où ce caractère soit presque aussi peu marqué que dans le columbinus); les intervalles sont plus con- vexes, et tout le huitième et le neuvième sont parsemés de points peu serrés. Outre le type de Dejean, qui est le plus grand, j'en ai sous les yeux 9 individus dont 8 d' Abyssinie provenant de la collection Reiche (Voyage de Galinier) et des chasses de M. Raffray, et le neuvième trouvé par le D. r Beccari dans le pays des Bogos, qui fait un peu le passage 'au type de Dejean. 224. Chi. cyanipennis Boheman, Ins. Caffr. I, p. 155. Long. 12 mill. Cette jolie espèce ressemble par la forme au precedent, mais la tète et le corselet sont d'un cuivreux très brillant, et les élytres sont tantòt bleues, tantòt verdàtres; le corselet est un peu plus court; les élytres sont un peu moins allongées et les épaules un peu plus anguleuses; les intervalles ne sont pas plus convexes que dans le columbinus , et les stries sont plus légèrement ponctuées. Un de mes trois individus vient de Caf- frerie, comme ceux de Boheman, et les deux autres de la colonie du Cap. 225. Chi. persimilis Chaudoir. Long. 12 mill. Ressemble extrè- mement au cyanipennis, dont il ne diffère que par le corselet un peu plus grand, avec les angles postérieurs moins obtus, plus droits, precedes sur le coté d'une legère sinuosité, et le bord antérieur plus échancré. Les épaules sont plus carrées, la base des còtés des élytres moins arrondie; le dessus un peu plus con- vexe; les intervalles un peu plus plans; tète et corselet colorés de mème, élytres vertes avec une bordure violette qui ne de- 176 CHAUDOIR passe pas la huitième strie; tout le reste comme dans le cyani- pennis, excepté les épisternes postérieurs qui ne sont pas plus longs que larges. Une femelle prise par M. Raffray, Abyssinie? 226. Chi. chlorodius Dejean. Long. 11 1 /-2"^ mill. Il y a peu de chose à ajouter à la description du Species. Il a tout à fait la forme et les proportions du cyanipennis, mais le vertex est bien plus ponctué; le corselet est un peu plus rétréci antérieurement que vers la base, les angles postérieurs sont plus droits, la surface est plus piane, plus ponctuée, le rébord lateral plus re- levé et plus large; les èlytres ont la mème forme, elles ne sont pas plus convexes, les stries sont assez fortement ponctuées, et les bords des intervalles présentent une rangée assez serrée de petits points pilifères; quoique lisses d'ailleurs, ils sont finement chagrinés et ternes, les deux extérieurs sont parsemés de quel- ques points. Les cótés de la tòte et du corselet sont plus ver- dàtres que dans le cyanipennis; les élytres d'un noir verdàtre, avec une bordure verte, de la largeur de deux intervalles, qui se prolonge le long de la base; le rebord lateral du corselet, le labre, les mandibules, les palpes, les antennes et les pattes en- tièrement testacés; le dessous d'un noir irisé brillant. Plusieurs individua de diverses parties de l'Inde cisgangétique. 227. Chi. vividus Chaudoir. Long. 1 1 mill. Très-voisin du chlo- rodius; le corselet un peu plus convexe, plus ponctué, surtout le long de toute la base, où la ponctuation est assez serrée; les élytres sont plus courtes, plus convexes; les stries sont plus for- tement ponctuées; les intervalles plus convexes, très-lisses, les points le long de leurs bords moins serrés, mais un peu plus gros; les deux externes à peuprès aussi lisses que les autres. La tète et le corselet sont colorés de mème, les élytres d'un bleu brillant, devenant verdàtre vers les bords, les huit derniers ar- ticles des antennes bruns. Le seul individu ( ; larg. 4 1 / g mill. Ce n'est qu avec doute que je place ici cette espèce que je ne connais que par la description. L'auteur la compare, il est vrai, avec le marginicollis , mais ce qu'il dit de la forme et de la ponctuation du corselet, convient plutòt à une espèce du groupe qui a pour type le puncticollis. Téle ar- rondie, un peu convexe, finement et densément ponctuée, glabre; finement ridée près des yeux, yeux très convexes. Corselet un peu moins long que large, arrondi sur la partie antérieure des còtés, avec les angles postérieurs aigus, un peu ressortants la- téralement; le dessus un peu convexe, couvert de points profonds, serrés, surtout près de la base, et d'une pubescence fine peu serrée; la ligne mediane fine, les impressions basales larges, allongées; le rebord lateral fin. Élytres de près du double plus larges que la base du corselet, de moitié plus longues que larges, arrondie aux épaules, assez parallèles un peu convexes; à stries fines et ponctuées, avec des intervalles un peu convexes, cou- verts d'une granulation fine et peu serrée et d'une pubescence courte; le milieu du prosternimi et les còtés des deux autres parties du sternum ponctués; ponctuation de l'abdomen très-fine. Tète et corselet d'un vert un peu cuivreux et un peu luisant; élytres bronzées, avec une large bordure d'un jaune testacé, rétrécie à sa base et bisinuée en dedans le long du bord posté- rieur; rebord lateral du corselet, labre, palpes, les trois premiers articles des antennes, les pattes et une étroite bordure à l'ab- domen d'un jaune testacé, les autres articles des antennes et le bout des articles des tarses rembrunis. Il habite les environs de Natal, où il a été trouvé par Wahlberg, mais où il ne parait pas avoir été retrouvé par le pasteur Guieinzius, qui a envoy é en Angleterre tant d'insectes de cette localité. 258. Chi. sobrinus Dejean. Long. 8 mill. Bien plus petit et de 198 CHAUDOIR tonne plus raccourcie que le puncticollis. Tele assez fortement ponctuée de chaque coté près des yeux, tout le reste lissc, à l'exception de quelques très-petits points entre le front et le col» Corselet un peu moins arrondi sur les cótés, ainsi qu'aux angles antérieurs, qui, comme dans le puncticollis 3 sont éloignés des còtés du col, encore un peu moins retréci à sa base, pas plus convexe, mais plus densément ponctué, avec la ligne mediane un peu plus marquee. Élytres plus courtes, un peu plus granu- leuses. Tète et corselet d'un vert bronzé, la première plus lui- sante; élytres d'un gris-verdàtre , pubescence fauve; bordure étroite cornine dans le puncticollis sur le còte, mais se dilatant fortement à l'extrémité qui est entièrement jaune, avec son borei intérieur fortement dentelé; abdomen largement bordé de jaune, articles extérieurs des antennes guères plus foncés que les trois premiers. L'individu type de la collection Dejean est un male, qui est plus étroit que la femelle que j'ai aclietée chez M. Ste- vens. Tous deux viennent des Indes orientales. 259. Chi. callichloris Bates, Geod. of Japan. (Trans, of the Ent. soc. 1873) p. 250. Long. 10 mill. (4 1 / 2 '"). De la taille des grands puncticollis. Tète ponctuée comme dans ce dernier. Cor- selet plus rétréci antérieurement, les angles antérieurs adherents aux còtés du col; la ligne mediane et les impressions basales plus profondes, les points plus gros et plus espacés que dans le sobrinus; les intervalles entre le points plus lisses et plus lui- sants. Élytres à stries ponctuées, à intervalles plans, très-finement granules, fortement pubescents. Tète et corselet colorés comme dans le puncticollis, élytres olivàtres, ternes, avec une bordure semblable à celle du sobrinus, e. à. d. largement dilatée à l'ex- trémité et dentelée; abdomen avec une large bordure jaune, antennes, palpes et pattes entièrement de cette couleur. On le rencontre au Japon et en Chine (Kiukiang, sur le Yan-tze). 260. Chi. cribricollis Dejean. Long. 7 l j 2 mill. Un peu plus petit quo le sobrinus et plus étroit antérieurement. Tète comme dans le puncticollis, mais entièrement couverte de gros points serrés, excepté sur l'épistome, le long de la base et sur un très-petit espace au milieu du front, où l'on voit une fossette; labre avec MONOGRA-I'HIE DES CHLÉNIENS 199 une impression sur le milieu. Corselet bien plus étroit et moins court, un peu moins arrondi sur les cótés et un peu plus rétréci à son extrémité qua sa base, bien plus convexe, descendant surtout fortement vers les angles antérieurs, entièrement couvert de points très-serrés et gros; les impressions latérales de la base plus fortes. Elytres plus courtes, moins parallèles, un peu plus con vexes. Tòte et corselet d'un vert plus foncé, un peu violet sur le disque de ce dernier; élytres d'un noir-verdàtre , bordure occupant les trois intervalles externes, légèrement élargie à son extrémité dont le bord interne offre deux ondulations assez mar- quees. Une large bordure à 1' abdomen; palpes, antennes, labre et pattes entièrement testacés. Pour tout le reste cornine le puncUcollis. Je ne possedè que le type de la collection Dejean, qui vient des regions supérieures du Senegal. 261. Chi. tenellus Klug, Symb. phys. Ill, Tab. XXIV, fig. 9. = limbellus Motschulsky, Bull, des Nat. de Mosc. 1864, II, p. 342. Long. 7 L / 2 -8 mill. Extrèmement voisin du precedent, dont il diftére par le corselet un peu moins convexe, plus rétréci postérieurement , et par la bordure des élytres qui ne dépasse pas la septième strie cornine dans le puncUcollis, mais qui est un peu dilatée et ondulée à l'extrémité. Tout le reste, y compris la coloration, cornine dans le cribricollis. Plusieurs individus de la Haute-Egypte. 262. Chi. germanus Chaudoir. Long. 6 1 / 2 mill. Encore plus petit que les deux precedents, et colore de mème, si ce n'est que la bordure, dilatée et ondulée de mème à son extrémité, ne dé- passe guères la huitième strie sur les cótés. Téle un peu plus étroite que dans le tenellus , finement cliagrinée, ponctuée, mais les points sont plus petits et beaucoup moins serrés; ils sont mème très-épars sur le milieu. Corselet bien plus étroit, moins court, cependant pas aussi long que large, bien moins arrondi sur les cótés, un peu moins convexe, et ponctué de mème. Ély- tres plus étroites et parallèles. Episternes postérieurs moins ponctués. L'individu que je possedè m'a été donne par M. Saun- ders, et provient des collections faites par feu Mouhot dans le Laos. 200 OHAUD01R 263. Chi. Lucasi Peyron, Ann. de la soc. ent. de Frane. 1858, p. 361, pi. IX, fig. 2, Long. 8 3 / 4 mill. Quoique le facies de cette espèce soit un peu different de celui du puncticollìs et des espèces voisines de ce dernier, on ne peut la considérer que comme une forme de transition entre elles et celles qui se rap- prochent du vestilus; il ressemble à celles-ci par le peu de con- vexité du corselet, tandisqu'il a tous les caractères du groupe dont le punctlcollls est le type. Tele un peu plus étroite, plus largement ponctuée sur l'arrière du front; sur le milieu une assez grande fossette, entouré de quelques petits points. Corselet ressemblant par ses contours à celui du vestilus,, un peu plus rétréci près de l'extrémité, moins écliancré à son bord antérieur ; moins sinué sur la partie postérieure des cótés, qui tombent un peu obliquement sur la base, mais sans que le sommet de l'angle soit arrondi; le disque est peu convexe, mais il descend plus fortement vers les còtés et surtout vers les angles antérieurs; les impressions postérieures sont à peuprès semblables; le reljord lateral est très-fin, et très-étroit; toute la superficie est réguliè- rement couverte de petits points très-serrés, mais profonds, ce qui le fait ressembler au puncticoUis, chez lequel les points sont bien moins serrés, mais bien plus grands. Ely Ires plus étroites, ce qui leur donne l'air plus allongé; moins largenìent et moins carrément tronquées à leur base, et paraissant plus ovalaires, striées, granulées et pubescentes de mème. En dessus d'un vert un peu métallique et moins terne sur la tòte et le corselet que sur les élytres; celles ci ont une bordure très-étroite sur les cótés, qui. ne teint en jaune sàie que le rebord, tandisque l'extrémité est dilatée et dentelée comme dans le vestilus; le dessous est d'un noir bleuàtre assez luisant; l'anus est étroite- ment bordé de jaune; le labre, les mandibules, les palpes, les trois premiers articles des antennes, les genoux, les jambes et Ics tarses sont d'un jaune testacó; le bout des mandibules est bruii; le resti 1 de l'antenne, les trochanters et les cuisses sont d'un bruii noiràtre. Cotte jolie espree a été découverte par INI. Peyron près de Tarsous. J'en ai obtenu un individu 1 ( ■ màio m'est incornili) un peu plus large que celui des maxillaires. Tète et corselet d'un noir un peu MONOGRAPHIE DES CHLÉNIENS 215 bleuàtre assez luisant, élytres de la mème couleur mais opa- ques, dessous du corps d'un noir brunàtre un peu luisant; an- tennes rousses, le premier article testacé, les deux suivants brun-foncé ainsi que les palpes et les pattes dont les hanches sont un peu roussàtres; labre presque noir, mais bordé de fer- rugineux. Cette espèce, dont je dois un individu femelle aux bontés de M. Leconte, paraìt jusqu'à present fort rare; et a été rencontrée dans l'Etat de New- York ainsique dans les monta- gnes rocheuses. Je ne pense pas qu'il en existe un autre indi- vidu dans les collections européennes. 280. Chi. laticollis Say, Trans, am. ph. soc. n. ser. II, p. 64; Dejean = rufipes Dejean, Leconte = brevicollis Leconte, Ann. Lyc. New- York, IV, p. 432; = brachyderus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1856, II, p. 279. Long. 13-16 7., mill. Dans cette espèce tant de fois décrite, le corselet est moins convexe que dans les deux precedents, mais il est moins plan que dans les suivants. J'en donnerai ici les caractères qui sont ceux de plusieurs espèces voisines. Labre tronqué carrément; mandibules modérément avancées; palpes minces, nullement dilates et à peine tronqués a l'extrémité ; antennes grèles , atteignant le tiers de l'élytre, le troisième article un peu velu et plus long que le suivant. Téle un peu allongée, ponctuée; col, milieu du front, et épistome lisses; yeux assez convexes. Corselet assez large à sa base, assez rétréci antérieurement; rebord lateral assez appa- rent, ponctuation du dessus régulière, serrée, formant rugosité. Elytres bien plus larges que la base du corselet, assez convexes, largement tronquées à la base; épaules plutòt obtuses qu'ar- rondies, base des còtés décrivant une courbe peu arquée vers l'épaule; l'angle forme par la reunion de la rigole marginale avec l'ourlet basai bien marqué; stries bien marquees et ponc- tuées, intervalles ternes, finement pointillés et pubescents ; pres- ternum distinctement rebordé, épisternes postérieurs larges, peu allonges, mais plus longs que larges; tout le dessous du corps convert d'une ponctuation assez forte et serrée, qui disparaìt sur le milieu du métasternum et s'affaiblit sur l'abdomen, sur- tout vers le milieu. Pattes moyennes, cuisses antérieures di; 2 Hi CHAUDOIR male armées à leur base en dessous d'une dent assez aigué, dessus des tarses glabre, articles de ceux antérieurs des males fortement dilates. Violet foncé en dessus, noir en dessous; labre, palpes, antennes et pattes d'un testacé rougeàtre. Possédant les types du laticollis et du rufipes de la collection Dejean, je me suis convaincu qu'ils ne différaient point spécifìquement, et qu'on ne pouvait en séparer ni mon brachijderus, ni le brevicollis^ malgré quelques légères variations plutót individuelles dans la longueur du corselet. Il est commun aux Etats-Unis, surtout dans le midi où il semble atteindre une taille plus grande (Louisiane, Texas). Les entomologistes américains appellent cette espèce rufipes et rapportent au laticollis Say mon diffinis; mais je possedè un type de l'espèce de Say, et sa description convient beaucoup mieux à ce type qu'au diffinis,, dont le corselet est plus allonge, pres- qu'aussi long que large, tandis que Say dit expressément « trans- verse quadrate » et il décrit les antennes cornine sont celles du vrai laticollis. 281. Chi. orbus Horn, Trans. Am. ent. soc. 1871, p. 326. Long. 15 1 j 2 mill. Il se distingue facilement du laticollis par ses palpes, ses antennes (excepté le premier article en dessous), son labre et ses pattes noires; le bout des premiers et le des- sous de la base des antennes ferrugineux. Tète et corselet d'un bleu violet plus terne, élytres plus foncées, presque noires, un peu plus violettes vers les cótés, assez opaques. Corselet plus court, plus élargi à sa base, moins arrondi sur les cótés, avec les angles postérieurs plus arrondis au sommet, le dessus bien plus pian et un peu plus relè ve sur ses cótés, plus faiblement et moins densément ponctué, avec les intervalles des points plus plans et finement chagrinés; l'impression laterale postérieure moins profonde, et l'espace qui la separé du coté plus pian. Elytres proportionnellement bien plus larges, plus o vales, avec les intervalles très-plans. Point de dent sous les cuisses des màles. M. Sallé, qui l'avait recu de M. Horn, m'en a donne un individu