PREFACE.
avez pense savamment aux cas, plus generaux, ou probable-
men t on doit se resigner a 1'impossibilite d'une decomposition
en facteurs. » Cette remarque devait fructilier dans Fesprit
d'Hermite; nous la retrouverons plus tard dans son Memoire
celebre sur la transformation des fonctions abeliennes.

G'est principalement de theorie des nornbres que s'occupe
Hermite dans les annees suivantes. II y est conduit d'abord
par le theoreme purement arithrnetique de Jacobi sur Pim-
possibilite d'une fonction d'une variable a trois periodes, et
peu h. peu la lecture assidue des Recherches arithme-
tiques
de Gauss Pamene a des problemes de plus en plus
etendus. La theorie des formes et les irrationnelles alge-
briques font alors 1'objet des meditations profondes d'Her-
mite.qui, continuant sa correspondance avec Jacobi, lui
envoie quatre Lettres sur la theorie des nombres. Rien ne
montre mieux que ces Lettres le genie d'Hermite; la puis-
sance d'invention sur des sujets aussi nouveaux et aussi difti-
ciles y est prodigieuse, Les idees svy pressent abondantes et
touffues; elles seront developpees et precisees dans des Me-
moires ulterieurs, et il en est plus d'une dont la fecondite
n'estpas aujourd'hui epuisee. C'est dans la theorie des formes
quadratiques a un nombre quelconque de variables que se
trouvent les principes des methodes employees: il est d'abord
etabli que, etant donnee une forme quadratique a n variables
et a coefficients reels quelconques, le minimum de la forme
pour des valeurs entieres qui ne sont pas toutes nulles est
inferieur a p7i\/D, en designant par D la valeur absolue du
determinant, et par pn une quantite numerique dependant

/3
seulement de n. Hermite a donne pour ce nornbre ( 7
on
r \4
a depuis obtenu pour pn une valeur inferieure, mais le point