PREFACE. ' XVII
tion. Les formes o appartenant a un nombre limite de classes,
il en resulte de suite que le nombre des irrationnelles dis-
tinctes est limite.

Au debut de sa carriere, les fonctions elliptiques et abe-
liennes avaient appele 1'attention d'Hermite sur certaines
irrationnelles algebriques. Depuis cette epoque, les nombres
algebriques avaient toujours ete Fobjet de ses meditations.
C'est, sans doute, a leur occasion qu'il entreprit la longue
suite de ses recherches arithmetiques. « Permettez-moi,
disait-il dans une de ses Lettres a Jacobi, de revenir sur les
circonstances remarquables auxquelles donne lieu la reduc-
tion des formes dont les coefficients dependent des racines
d'equations algebriques a coefficients entiers. Peut-etre
parviendra-t-on a deduire de la un systerne cornplet de ca-
racteres pour chaque espece de ce genre de quantltes, ana-
logue, par exernple, a ceux que donne la theorie des frac-
tions continues pour les racines des equations du second
degre », ct, plus loin, il ajoute : « Quelle tftche immense
pour la theorie des nombres de penetrer clans la nature d'une
telle multiplicite d'etres, en. les classant en grotipes irreduc-
tibles entre eux, de les constituer tous individuellement par
des definitions caracteristiques et elementaires. » On le voit
a plusieurs reprises revenir sur ce programme. La question
capitale de la recherche des unites complexes dans un corps
algebrique est liee par lui a la reduction de certaines formes
quadratiques; des iS/|5, il passe bien pres du theoreme ce-
l^bre de Dirichlet donnant le nornbre exact des unites com-
plexes independantes. Maisil s'attachesurtout& trouverpoiir
les irrationnelles algebriques un algorithme mettant en evi-
dence les proprietes cle ces irrationnelles. Pour les irration-
nelles du.troisifeme degr^enparticulier, le resultatest remar-